Les crucificateurs de Jésus sont de retour a Ghaza .

Les temoignages macabres

Le nombre d'émeutiers de Lhasa qui se sont rendus à la police s'est élevé à 183 vendredi, et les histoires macabres ont continué de s'écouler de la capitale tibétaine. Une semaine après les émeutes, des histoires tragiques impliquant des personnes innocentes, victimes de séparatistes et de bandits violents, rappellent encore aux gens la violence inquiétante qui a marqué l'ancienne ville plateau. Pour en nommer quelques unes: cinq vendeuses d'un magasin de vêtements ont été brûlées vives sans avoir eu la moindre chance de s'enfuir.

Zuo Yuancun, un homme de 1,70 m, a été enflammé pour être réduit à des morceaux d'os et de chair. Un travailleur migrant a eu le foie poignardé par des bandits. Une femme a été brutalement battue par des attaquants qui lui ont coupé l'oreille....

Un docteur du nom de Losang Cering a été agressé par des émeutiers brandissant des couteaux alors qu'il essayait de sauver un petit garçon de 6 ans qui avait été piétiné et suffoquait. Un émeutier, que rien n'arrêtait, a arraché un morceau de chair de la taille d'un poisson du derrière de Liu Dingwei, un jeune officier de police. Ce seul incident, d'après un grand nombre de gens, témoigne en la faveur de l'argument comme quoi la police a exercé un contrôle maximum et est demeurée en permanence sur la défensive face aux émeutiers imprudents.

Un tel argument a été à plusieurs reprises justifié par les comptes-rendus de témoins et des extraits vidéo montrant des foules confrontant et agressant violemment les forces de sécurité avec des pierres.

Jeudi, la chaîne de télévision publique de Chine CCTV a diffusé une vidéo de 15 minutes sur les émeutes, afin de rafraîchir les mémoires sur la brutalité inhumaine exercée par les séparatistes.

Ngagwang Namgyai, l'un des émeutiers, maintenant détenu par la police, a avoué avoir payé des gens, bandits inclus, pour se joindre aux émeutes, et de les avoir récompensés selon l'ampleur des destructions qu'ils ont causées. Des archives de la police ont démontré que cet homme avait également été impliqué dans les émeutes de Lhasa de 1989. Il a avoué que ses six employés étaient tous d'anciens condamnés séparatistes.

Zhoima, de la préfecture de Nyingchi, a dit à la police qu'elle avait gagné plusieurs centaines de yuans pendant les émeutes de vendredi dernier. "Les gens m'ont donné de l'argent pour détruire des choses, et m'ont dit que je pouvais faire ce que je voulais et battre autant que je le souhaitais," dit-elle. source


Le Dalaï Lama et les néoconservateurs



Le spirituel et les billets verts

Le secret du Dalaï lama et ses accointances avec la CIA depuis plus d'un demi siècle. Voici ce que nous livre Kenneth Conboy et James Morrison. Si vous doutiez de ces épisodes et de cette propagande pré-jeux olympique. je vous invites a lire la suite. Vous aurez une autre vision de sa sainteté le Lama...Le Dalaï Lama menace une nouvelle fois de démissionner de son poste de chef de gouvernement du Tibet en exil. La semaine dernière déjà, le chef spirituel bouddhiste s’est déclaré opposé aux violences des manifestations tibétaines anti-chinoises qu’elles aient lieu à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chine....

Voilà une bien étrange déclaration de la part de cette figure religieuse, promue au rang d’une véritable star, et qui a des liens de coopération étroits avec la CIA datant de cinquante ans, quand fut fomentée et conduite la première insurrection tibétaine de 1959.

Des unités formées à la guérilla furent entraînées dans le camp militaire Hale dans le Colorado dès 1956 et régulièrement introduites au Tibet à l’aide de mercenaires, parfois appuyées par l’aviation étasunienne.>
Bien après le bain de sang de 1959 au terme duquel le Dalaï Lama et 100 000 de ses fidèles se sont exilés et ont rejoint le Népal et l’Inde, des raids et des sabotages anti-communistes continuèrent d’être menés à partir de bases népalaises jusqu’aux années soixante-dix.

D’après les auteurs de « La guerre secrète de la CIA au Tibet » (1), le gouvernement indien a collaboré à ces programmes. Après la visite de Richard Nixon à Pékin en février 1972, l’interventionnisme quasi-officiel de la CIA au Tibet s’estompe.
Il emprunte désormais d’autres voies plus discrètes. Des armes et des explosifs provenant de l’Europe de l’Est ont continué à affluer au Tibet après avoir perdu toute traçabilité, achetés au marché noir mondial ou saisis par les forces étasuniennes ou israéliennes. La CIA a continué d’avoir la main sur différents mouvements indépendantistes en les finançant.

Une conférence s’est tenue à New Delhi en juin 2007 par une organisation « Les Amis du Tibet » avec pour thème la dissidence au Tibet. Il y a été question de mettre à profit les Jeux Olympiques pour lancer un mouvement de protestation de grande envergure contre le régime chinois. En janvier 2008, « Le Mouvement de l’Insurrection du Peuple Tibétain » basé en Inde a décidé lors d’un congrès le 4 janvier de lancer une insurrection pour le 10 mars.

Au même moment, le Dalaï Lama rencontrait l’ambassadeur étasunien en Inde David Mulford à Dharamsala, comme il avait rencontré la sous-secrétaire d’État Paula Dobriansky en novembre 2007. Dobriansky est un membre du groupe néo-conservateur Project for a New American Century et est impliquée dans tout ce qui s’est organisé de révolution colorée en Europe de l’Est.

Le Dalaï Lama ne pouvait ignorer la préparation de cette révolte et surtout ses conséquences sur le peuple du Tibet pris en étau entre les manipulations de Washington et la répression de Pékin.

Le toit du monde est un point stratégique qui domine toute l’Asie trop important pour que les autorités chinoises le laissent évoluer comme un Kosovo.

Affaiblir la Chine à si peu de frais est trop tentant pour l’Empire déclinant menacé économiquement et stratégiquement par cette puissance qui dispose de la plus redoutable des armes, la capacité d’effondrer le dollar et toute l’économie mondiale qui y est indexée par une simple rumeur. Elle pourrait suggérer qu’elle voudrait se débarrasser de tous ces billets verts qui ne valent encore un peu que tant que la Banque Centrale chinoise les détient.

Kenneth Conboy and James Morrison

Convergence des Causes
27 mars 2008

L'affaire du sous-préfet limogé

Vu à la télé et lu sur le Net: «Le sous-préfet de Saintes limogé après un article “anti-israélien”». Et, évidemment, un très obscur «Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme a salué dimanche la décision de la ministre de l'Intérieur».

Comme, à coup sûr, on va se focaliser sur d'autres sujets que ceux qui pourraient être intéressants, je vous livre quelques commentaires. Pas vraiment structurés, je manque toujours cruellement de temps.

Il est fait mention d'«un» article du sous-préfet Bruno Guigue sur le site Oumma.com, et deux phrases sont mises en vedette pour justifier le limogeage: «le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et les «geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat». L'article en question est intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU». ..

Aucun journaliste ne va évidemment lire ce long texte, on se contentera des deux phrases provocatrices (d'ailleurs, on ne se demandera pas beaucoup plus en quoi elles seraient infondées). De l'autre côté, on se laissera entraîner sur la «défense» de la liberté d'expression, manière de se faire promener en dehors des sujets sur lesquels on aurait pourtant quelques chances de pouvoir influer. Oumma publie d'ailleurs un communiqué ultra-convenu et, à mon avis, à côté de la plaque: «Silence dans les rangs»:
La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien, est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme.
Les articles de presse rappellent que Bruno Guigue écrit des articles sur Oumma depuis longtemps (deux ans semble-t-il) et a publié plusieurs livres à L'Harmattan. Il me semblerait donc légitime de se demander: pourquoi maintenant?


Piste 1 : Israël lance sa campagne contre Durban 2

Le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un «cirque» antisémite et anti-israélien.

Au mois de février 2008, les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules): il faut délégitimer la conférence de manière préventive.

– Anecdotique (et presque rigolo): le 23 février, un certain Oxyweb complète la fiche Wikipédia concernant la première conférence de Durban 1. Il écrit:
Il est fort à craindre que la conférence dite “Durban 2” présidée par la Libye soit a nouveau l'occasion d'une rencontre entre dirigeants racistes et antisémites d'afrique et du monde arabe.
Subtil, n'est-ce pas? Mais la liste des contributions de cet «Oxyweb» à Wikipedia est éclairante. Vraiment, très éclairante.

– Deux jours plus tard, le 25 février, Marc Knobel, activiste multi-carte, publie une tribune sur le site du «Centre des Affaires publiques et de l'État» de Jérusalem. Il raconte la décision du Canada de se retirer des préparatifs de Durban 2, et espère:
Le Canada montre l’exemple et l’Union européenne, prochainement présidée par la France, devrait entendre le message qui est délivré par ce pays ami.
– Deux jours après, le 27 février, de joyeux intellectuels publient une tribune dans Le Monde dénonçant «L'ONU contre les droits de l'homme». Dès le deuxième paragraphe il est fait mention de Durban 1, les suivants dénoncent le fameux «Conseil des droits de l'homme» organisateur de l'événement. On est en terrain connu, donc. Parmi les signataires: Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel...

Je ne parlerai évidemment pas de mouvement concerté (je me ferais taxer de conspirationnisme), je me contente de constater que, dans cette semaine de février 2008, la dénonciation de la prochaine conférence de Durban, en 2009, passionne les foules...

– C'est exactement à cette dernière «tribune» que répond l'article de Bruno Guigue sur Oumma: un long argumentaire démontant le texte publié par Le Monde.

Je vous fais le pari que, dans les prochains mois, la communication de crise visant à décrédibiliser la conférence de Durban sera massive. Avec la présidence française de l'Union (à partir de juillet), on peut craindre des pressions pour que les pays européens se retirent de la conférence.

Bref, il y a là un axe très spécifique de la communication israélienne. Bruno Guigue s'est trouvé sur le chemin d'un des budgets-comm des services israéliens. De manière très caractéristique, cette communication démarre très en amont, sur un sujet totalement anodin à l'heure actuelle (personne d'autre que les mouvements sionistes ne se passionne pour cette conférence autant de temps à l'avance), et ce faisant parviendra à décrédibiliser l'événement avant même qu'il n'intéresse les médias.

[Ajout du lundi.] Un mouvement similaire a eu lieu pour le boycott du Salon du livre à Paris. Question qui n'a eu aucun écho médiatique, sauf une «préparation» en amont, contre le boycott. Le 16 février, au sujet du boycott du salon de Turin, Marek Halter titre sa tribune du Monde: «Au secours, on brûle les livres!». L'article est halluciné, ce qui fait que, certes, on brûle les livres, mais TF1 n'en fait pas la Une du lendemain. Le 13 mars, journée de l'inauguration, tout est prêt pour le Monde, qui fait soudain du sujet que tout le monde ignorait le thème de son éditorial, «Le Salon en otage» (l'appel au boycott est qualifié de «fatwa»: «Boycotter les livres, voire récuser une langue, a toujours été l'arme des dictatures.»), et complète avec un article pathétique de Caroline Fourest, «Israël, le boycottage et la raison» (ne pas aller au Salon du Livre «rappelle le temps où l'on brûlait des livres et des juifs après les avoir boycottés»). Le soir même, inaugurant le Salon, Shimon Peres, sans concertation aucune avec ce vaste mouvement d'indignation international contre le boycott, a ce commentaire totalement original: «Ceux qui veulent brûler les livres, boycotter la sagesse, empêcher la réflexion, bloquer la liberté se condamnent eux-mêmes à être aveugles, à perdre la liberté». Ce qui s'appelle une communication parfaitement maîtrisée.


Piste 2 : mise au pas de l'exécutif

Bien que perçu ou présenté comme un corps politique homogène («le gouvernement»), l'exécutif français est en réalité une énorme machinerie humaine (en d'autres termes: un administration).

L'arrivée d'un nouveau gouvernement doit être, pour lui, une expérience frustrante: bien que contrôlant théoriquement l'exécutif, il se heurte en fait immédiatement à la pesanteur humaine et politique de cette machinerie.

Disons-là tout net: un exécutif hystériquement pro-israélien aura le sentiment de se heurter à une adminiration moins... convaincue. Sans doute pas totalement à tort (un Hubert Védrine aurait-il plus d'influence sur le Quai d'Orsay que le ministre en place?); mais la «politique arabe» de la France relève pour beaucoup du fantasme (voir René Naba).

Toujours est-il que, comme le mythologique «biais» des médias mondiaux en leur défaveur, l'orientation «pro-arabe» de l'administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens.

– Février 2008 (toujours!), Marc Knobel dénonce un entrefilet du Canard enchaîné qui raconte qu'un «coup de balai» va avoir lieu au Quai d'Orsay. Knobel défend la nomination de François Zimeray, «classé “pro israélien en diable” par ses camarades socialistes» à la place de Michel Doucin (dont il n'est pas rappelé qu'il est tombé en disgrâce pour avoir abordé un autre thème interdit dans l'exécutif français: la «Françafrique»).

– Automne 2006, Dominique Strauss-Kahn (actuel directeur général du FMI proposé par Nicolas Sarkozy) donne une interview à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes:
Sur la politique arabe de la France. «Une supercherie que le Quai d'Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l'ensemble de la classe politique.»
Pour le ministre des Affaires étrangères, le «Quai d'Orsay» sera donc doté d'une grande autonomie et d'une volonté propre, au point de pouvoir «vendre» la politique arabe à l'ensemble de la classe politique.

– [Ajout lundi.] Le 16 mai 2007, le Canard enchaîné publie une info faisant état des pressions du CRIF contre l'éventuel choix de Hubert Védrine comme ministre des Affaires étrangères (terreur du Jerusalem Post):
Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris ce projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif, a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.

«On a eu une réunion au Crif, aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux affaires étrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay.»
– En janvier 2006, le CRIF annonçait sur son site la position de François Hollande – propos ensuite démentis par l'intéressé:
Il a ainsi estimé, rapporte le CRIF, « qu’il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie ». Il a ajouté qu’il y a un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le recrutement « devrait être réorganisé ».
À défaut de préoccuper François Hollande, au moins le «problème de recrutement» préoccupe-t-il le CRIF...

– Bref, y a-t-il actuellement une tentative de mise au pas de l'exécutif, via l'intimidation d'anciens énarques trop «politisés» et la nomination de «pro-israéliens en diable» au Quai d'Orsay? Ce qui répondrait, en tout cas, à l'un des fantasmes habituels du lobby pro-israélien.


Devoir de réserve

[Ajout du lundi de Pâques.] Ces considérations circulent beaucoup sur le Web, je crois intéressant de les mettre au propre. Encore une fois, penser l'affaire uniquement sous l'angle de la liberté d'expression (ou la censure des critiques d'Israël) et du thème «Deux poids deux mesures» ne me semble pas tellement passionnant: surjouer la surprise outragée («Comment!? Critiquer publiquement Israël n'est pas une situation confortable au pays des Droits de l'Homme? Mais vous me l'apprenez, monsieur, vous me l'apprenez...») ne nous mènera pas bien loin. Je note donc ce qui suit, essentiellement pour évacuer cette question du «devoir de réserve».

Qui a écrit:
  • «L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été?»;
  • «Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran»;
  • «Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.»;
  • «Et que au contraire, si l’histoire du christianisme est entachée de violence, c’est quand les chrétiens s’éloignent de l’enseignement de leur messie, Jésus Christ».
Il s'agit d'extraits du célèbre pamphlet de Robert Redeker publié dans le Figaro du 19 septembre 2006. Alors professeur de philosophie, l'auteur n'est pas «limogé». Pourtant, insulter une partie de ses élèves va évidemment à l'encontre du but même du «droit de réserve», qui est conçu pour que les déclarations d'un fonctionnaire ne perturbent pas le fonctionnement du service public et pour assurer l'égalité des citoyens face à l'administration.

Au contraire, selon le site du Ministère de l'Éducation nationale:
Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu Robert Redeker ce jour à 16h. Le ministre a tenu à lui réaffirmer toute sa solidarité dans les épreuves qu'il a endurées, depuis la parution de sa tribune dans la presse en septembre 2006.

Le ministre a également rappelé que toute atteinte à la liberté d'opinion et d'expression est intolérable et doit être condamnée.
Finalement, sur proposition du ministre, Robert Redeker est recruté au CNRS.

La grande messe de soutien à laquelle participent Soheib Bencheikh, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Blandine Kriegel, Claude Lanzmann, Hélène Roudier de Lara, Philippe Val... donne lieu à une tribune dans le Figaro (tribune qui s'en prend, comme d'habitude, à la LDH et au MRAP). Il faut bien lire:
Un professeur a un devoir de réserve dans sa classe, mais nullement lorsqu'il s'exprime dans ses écrits publics. Il faut rappeler ici la distinction kantienne entre l'usage public et l'usage privé de la raison. Robert Redeker s'est exprimé dans le cadre d'un article de presse, en exerçant son «usage public» de la raison, comme tout citoyen français peut le faire, et non pas dans son cours, par «un usage privé» de la raison. source

Les renseignements allemands ont été « malhonnêtes

Le Comportement « malhonnête, non professionnel et irresponsable » des renseignements allemands en partie à l'origine du déclenchement de la guerre en Irak

David Kay a été chargé par l'Administration Bush de trouver des Armes de Destruction Massive en Irak après l'invasion. Cependant, au lieu de trouver des armes, ce qu'il a trouvé, a-t-il dit au SPIEGEL, c'est « le plus grand fiasco des Services de Renseignements de toute ma vie »....

Les renseignements allemands ont été « malhonnêtes, non professionnels et irresponsables »

SPIEGEL : à la tête du Groupe de Surveillance de l'Irak, vous avez dirigé les efforts pour vérifier les allégations faites par « Curveball » le demandeur d'asile politique d'Irak, qui a dit aux renseignements allemands que Saddam Hussein construisait des laboratoires mobiles d'armes biologiques. Vous rappelez vous la première fois ou vous avez douté de cette histoire ?

Kay : le vrai choc c'est que la CIA n'avait jamais parlé avec lui directement. Jusqu'à aujourd'hui je ne comprends toujours pas. Comment pouvez vous faire reposer la justification la plus dramatique pour lancer une guerre, sur un individu qu'aucun agent américain n'a jamais directement interrogé ? J'ai tout de suite réalisé que nous devions enquêter à Bagdad sur toute indice concernant « Curveball ».

S : avez-vous été mis au courant par la BND, l'agence des services secrets allemands, avant d'aller en Irak ?

K : aucunement. Cela montre à quel point les relations entre la BND et la CIA étaient empoisonnées, terribles. Les allemands ne nous ont jamais révélé le vrai nom de « Curveball » ce qui a conduit à un mini désastre en Allemagne.

S : qu'est-il arrivé ?

K : des membres de la CIA basés à Munich ont pensé qu'ils avaient son nom et se sont mis à chercher quelqu'un en Allemagne qui avait un nom identique. Il l'ont trouvé – un jeune irakien – sont allés frapper à sa porte sans accord des autorités allemandes. Mais c'était le mauvais type, et il a finalement appelé la police pour se débarrasser des intrus.

S : l'argument invoqué par les allemands pour ne pas fournir l'accès à « Curveball » n'était pas totalement illogique. Il affirmait haïr les américains. Ils auraient trahi sa confiance s'ils l'avaient livré à la CIA.

K : nous savons maintenant, bien sûr, que tout ceci n'avait pas de sens. D'abord nous avons des personnes qui parlent couramment l'allemand et l'arabe. Après le début de la guerre, ayant obtenu le nom des britanniques, nous avons recherché sa famille. Sa mère et son frère se sont montrés coopératifs. Ils nous ont dit qu'il parlait l'anglais – la langue dans laquelle il étudiait à l'université s'était l'anglais. Ils ont aussi dit qu'il avait des projets pour émigrer aux Etats-Unis. Mes hommes ont vu sa chambre, et il y avait des posters de pop stars américaines sur le mur.

S : il semble que vous avez été le premier à avoir l'opportunité de vérifier réellement ce que « Curveball » avait dit.

K : ce qui est tout simplement incroyable. Mon dieu c'était un transfuge et la BND était convaincue que son information avait une telle valeur qu'ils l'ont distribuée par le biais de 100 rapports écrit sur « Curveball » à leurs alliés. Je maintiens ma critique de la BND jusqu'à présent : le fait de ne pas avoir fait de vérification auprès des exilés irakiens en Allemagne qui le connaissaient, de ne pas avoir fait tous les efforts appropriés pour valider la source, c'est un niveau d'irresponsabilité terrible, difficile à imaginer de la part d'un service comme la BND. Et puis le fait qu'ils n'ont pas réussi à fournir un accès direct à cette personne reste l'une des choses les plus frappantes. Cela a constitué un blocage qui a rendu impossible à toute autre service de renseignement de valider son information. Les services allemands n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités, ni à la hauteur de l'intégrité qu'on est en droit d'attendre d'un tel service.

S : avez-vous une explication sur pourquoi cela est-il arrivé ?

K : j'ai d'abord pensé que c'était parce que les deux gouvernements avaient une répulsion congénitale l'un envers l'autre. J'ai pensé que la BND avait subi une pression politique et ne pouvait pas coopéré pour des raisons politiques. Si les allemands avaient dit à la CIA « nous ne pouvons pas faire cela à cause de Schröder », j'aurais dit « Ok, je comprends. Mais nous raconter cette histoire qui s'est avérée fausse, comme quoi il haissait les américains et ne parlait pas l'anglais – c'était malhonnête, non professionnel et irresponsable. »

S : êtes vous entrain de dire que les renseignements allemands ont, en connaissance de cause, trompé les Etats-Unis sur « Curveball » ? Au sein de la BND, il semble que beaucoup en fait croyait ce qu'il disait.

K : c'est mystérieux pour moi. J'y ai réfléchi pendant longtemps et je n'ai pas d'explication. S'il y a des services de renseignements qui ont de l'expérience avec des transfuges c'est bien la BND. Ils ont eu tellement de transfuges soviétiques. Mais en fait les agents spécialisés avec les transfuges et comment les traiter - - les agents du secteur clandestinité ou opérationnel - - n'avaient rien à voir avec « Curveball ». Ceux qui s'en sont principalement occupés étaient des agents du secteur analytique et technologique de la BND, qui ne savent pas quelle est la première chose à faire quand quelqu'un rentre chez vous, c'est-à-dire trouver qui il est, qui il connaît, quel est son vrai nom, et quelle est sa véritable histoire. Mais il y avait aussi un désir de croire. Les affabulateurs donnent le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'il y a en face un désir de croire.

S : quand vous étiez en Irak, votre équipe a trouvé que l'histoire de « Curveball » n'avait rien à voir avez la vérité. Comment la direction de la CIA a réagi à ce que vous avez découvert ?

K : par la résistance et le déni Il y a eu un refus absolu de faire face à la réalité. Je continuais d'entendre : « ne vous arrêtez pas maintenant. Continuez de travailler. Vous devez vous tromper. Vous trouverez quelque chose. Continuez de chercher. »

S : mais on n'a jamais rien trouvé.

K : Non, et les e –mails reçus sont devenus de moins en moins amicaux. Il y avait une guerre en cours à Bagdad, les membres de mon équipe risquaient leur vie chaque jour, et les allemands continuaient de nous refuser l'accès à leur source. Quand nous avons finalement reçu l'autorisation cela a été encore pire.

S : comment cela ?

K : j'ai envoyé deux de mes meilleurs agents en Allemagne – ils y sont restés deux semaines au total. Mais ils n'ont pas été autorisés à l'interroger. Ils ont été autorisés à fournir des questions préliminaires puis de tout regarder sur une vidéo dans une autre pièce. Mais ils n'ont pas été autorisés à soumettre des questions auxquelles on pouvait fournir des réponses immédiates ce qui est l'essence même d'un interrogatoire. Ils étaient furieux, et j'étais furieux. Pourtant ce qu'ils ont vu sur la vidéo était suffisant pour les convaincre que « Curveball » était un affabulateur.

S : est-ce que cela aurait réellement fait une différence si « Curveball « avait été exposé comme un affabulateur avant la guerre ? De toute façon, l'administration Bush voulait partir en guerre.

K : certainement, l'administration avait cette position. Mais ne sous estimez pas l'importance que le lien avec Al Qaeda, les ADM et spécialement, les laboratoires d'armes biologiques, ont joué au Congrès. Vous pouvez êtes pratiquement sûr que cela aurait changer le vote du Congres, l'autorisation donnée. Laissez moi simplement vous dire que cela n'aurait pas été très facile d'entraîner cette nation vers la guerre si vous n'aviez pas eu ces renseignements.

S : quelle leçon tirer du désastre de « Curveball » ?

K je suis sans illusion. Je pense que « Curveball » a été le plus important fiasco de ma vie, celui qui a eu les conséquences les plus importantes au niveau des renseignements. Cela montre à quel point c'est important qu'il y ait un contrôle effectif des services de renseignements, car l'absence de transparence est extraordinairement dangereuse pour la démocratie. Dans les services de renseignements, les agents qui ne font pas de vague sont récompensés. Je crains que les mêmes erreurs puissent de nouveau totalement se répéter.


Interview menée par John Goetz et Marcel Rosenbach Copyright Der SPIEGEL. 22 mars 2008 : www.derspiegel..........Traduction Mireille Delamarre

Le procès médiatique de Bruno Guigue, un exemple expiatoire ?

Bruno Guigue, limogé, pour avoir analysé, un article du Monde, dans lequel les défenseurs de la politique de colonisation de la Palestine, pourfendait l'ONU, à coups de fausses citations.


Le devoir de réserve invoqué est un fétu de paille. Les véritables raisons sont illégitimes. Elles obéissent à des injonctions communautaristes. Elles soulignent la volonté du gouvernement, de faire de l'Etat républicain, de ces fonctionnaires, des soutiens, au pire, silencieux, d'un Etat étranger engagé dans une colonisation militaire de la Palestine, et un ethnocide des Palestiniens en tant que Peuple. ...

Ce n'est ni la mission le rôle des fonctionnaires. C'est pourquoi, cette orientation du gouvernement doit être combattue


Tout mon soutien au sous-préfet Bruno Guigue, limogé pour avoir répondu à une Tribune de pure propagande sioniste, du journal Le Monde.

M. Guigue défendez-vous, auprès du Tribunal administratif, voire la cour européenne de justice, si nécessaire. Je suis fonctionnaire. C'est la liberté de critique d'un Etat criminel et ouvertement raciste, qui est remise en cause, par des moyens coercitifs. L'Etat sioniste impose la mention de la religion sur la carte d'identité pour appliquer une ségrégation à l'encontre des non-juifs, les mariages entre Israéliens et Palestiniens sont interdit.

Le gouvernement a voulu faire de vous, un exemple expiatoire ? En d'autres temps, le général le plus gradé de France, Paris de la Bollardière, a du affronter tous les défenseurs haineux de l'Algérie française.

Défendez-vous ! Défendez-nous ! Nous sommes avec vous.

TF1 et F2 ont répété les seuls accusations de la ministre. Le point de vue de M. Guigue est absent. L'ORTF ES BIEN VIVANTE. . Pour TF1, "Une tribune violemment anti-isarélienne" . TF1 a tout simplement recopié l'article de l'AFP, F2 une bonne partie.

L'AFP est à la source de bien de campagnes crapuleuses, dans le but de calomnier et discréditer une personne ou une association. L'info, une accusation digne d'un procureur dénuée de toute objectivité, est reprise et répétée par l'ensemble des médias commerciaux, ce qui lui donne son caractère consensuel, véridique. Si tous les médias le disent, c'est donc vrai.
France 2 cite 2 phrases de l'AFP sorties de leur contexte, sans jamais donner la source, Oumma.com. Ces deux phrases énoncent des faits aisément vérifiables dont est victime le peuple Palestinien, et que dénoncent des Israéliens choqués par tant de barbarie sioniste.

Jamais, les journalistes ne disent que Bruno Guigue répondait à un article du Monde, où des personnalités pro-Israéliennes tentaient de discréditer, par des mensonges éhontés, les membres du conseil des droits de l'homme à l'ONU.

Jamais, ils ne disent que les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, l'Iran sont aussi critiqués dans cet article.

Le devoir de réserve impose à de hauts-fonctionnaires de se taire sur des affaires en cours qui rélève de sa fonction. Lla politique coloniale et d'assassinat collectif de l'Etat d'Israël fait-elle partie des fonctions d'un haut-fonctionnaire ?

Le devoir de réserve n'impose pas de se taire sur des massacres en cours contre des populations civiles sous occupations militaires étrangères ! Nombreux sont les hauts-fonctionnaires à s'exprimer sur des sujets internationaux, à l'écrit ou à l'oral !

Bruno Guigue n'a fait que démontrer la malhônneté intellectuelle de personnes privées qui aspirent à la disparition de l'ONU, en tant qu'obstacle à la politique d'expansion coloniale de l'Etat d'Israël. Comme tout citoyen, la constitution française lui garantie la liberté d'expression sur des sujets ne touchant pas à des affaires en cours dont il à la charge.


Sur France2, on apprend "alerté, la communauté juive est furieuse. Le ministre de l'intérieur met immédiatement fin au fonction de Bruno Guigue". Parler de "communauté juive" constitue une prise de position et une justification communautariste, qui n'a rien à voir avec le droit de réserve.

En tenant secret l'organisation religieuse à l'origine de cette décision, le gouvernement révèle son malaise, 'il n'ose dire, qu'il se soumet à des injonctions communautaristes. Un malaise d'autant plus grand, qu'on aura noté l'absence d Alliot Marie pour défendre cette décision. C'est le porte-parole du gouvernement qui défend cette décision.




Au delà, du sous-préfet, je crains qu'on ne veuille, par ce moyen, intimider tous ceux, ouvriers, journalistes, fonctionnaires, intellectuels, qui ont à coeur de dénoncer les actes racistes et criminelles de l'Etat sioniste. L'affaire est grave. Cette fois-ci, le gouvernement remets en cause le droit de critiquer la politique de l'Etat sioniste.

Le CRIF est-il à l'origine de cette décision ? Sur son site, nombreuses sont les injonctions martiales adressées aux rédactions médiatiques, pour recadrer tel ou tel journaliste, au nom de la défense de la politique du gouvernement israélien ! En voici un exemple : " le journaliste Philippe Rochot a failli à l'éthique de son métier. Ses propos, qui vont à l'encontre des prises de position de l'ensemble de la classe politique française, engagent la chaîne nationale France 2. Le CRIF attend des dirigeants de France 2 une réaction sans équivoque à ces déclarations d'une extrême gravité."

Véritable police sioniste de la pensée , le Crif, voudraient enfermer les juifs dans un ghetto communautariste israélien, faire de chaque juif, un défenseur inconditionnel, un soldat de la politique de colonisation de l' Etat sioniste. Il n'y a pas plus de communauté juif, chrétienne ou musulmane. Il y a des citoyens libres de leur opinion et de leur croyance. En s'arrogeant, le titre usurpatoire de "représentant de la communauté juive", le Crif dicte et somme les rédactions de presse et le gouvernement de condamner ceux qui critiquent l'Etat d'Israël. L'Etat sioniste mène une guerre totale sur tous les fronts. La Crif est le bras armé de cette guerre de l'information qu'il mène contre les journalistes.

Jusqu'à quand l'Etat français va-t-il aider une puissance étrangère à mener un conflit raciste, foncièrement islamophoble et anti-arabe sur le territoire nationale ?

Le seul qui devrait être limogé, c'est le gouvernement lui-même ! Ce gouvernement s'oppose à la liberté d'expression des citoyens, pour sastifaire des revendications communautaristes dont l'objectif est de transformer les médias et l'Etat en un appareil de propagande de la politique coloniale israélienne.

Le gouvernement est sorti de son devoir d'impartialité. Par son zèle affiché à répondre aux diktats communautariste , il devient illégitime. Il ne se place plus sous le contrôle des lois républicaines. Il soumet les lois républicaines et ceux qui en sont la garantie, à la volonté d'un Etat étranger dont les objectifs sont d'éradiquer le peuple palestinien de ses terres, par des moyens militaires.

Dès lors, il est clair que le gouvernement utilise l'Etat pour soutenir l'ethnocide du peuple palestinien. Par conséquent, le devoir de chaque citoyen, de chaque fonctionnaire est de s'y opposer, de combattre et d'enfreindre toutes les décisions qui nous engagent à soutenir et servir la politique coloniale de l'Etat sioniste.

En tant que fonctionnaire, comme d'autres, je continuerai à dénoncer et critiquer l'Etat sioniste pour ses spoliations et ses pillage des ressources palestiniennes. Ses lois et ses pratiques sionistes légitiment un racisme haineux dont les punitions collectives sont un moyen pour éradiquer le peuple palestinien de ses terres.

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Charles de Gaulle et le système monétaire

Q. – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

R. - Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. ...

Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’ autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre.

Je veux parler - qui ne le comprend? - du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde. On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’ autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité - car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant - c’est le moment de le faire.

Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, à savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde.

Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’ autres sans risque et sans sacrifice. Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

Évidemment, il y a d’ autres conséquences à cette situation. Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’ autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire!

Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contre-coup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’ autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficié. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’où irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé.

On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’ aucun pays en particulier.

Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’ or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’ écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même.

Mais la loi suprême, la règle d’or - c’est bien le cas de le dire - qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’ autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer.

Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’ Angleterre, d’une part la France, l’ Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’ autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au -dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent. La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste reforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

Charles de G au lle
Extrait de "Discours et Messages" - Charles de Gaulle
- Plon, 1970 - pages 330 à 334

Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU et Bruno Guigue

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?


Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».

Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.

Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.

S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.

C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».

Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.

En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.
Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.

Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.

Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».

L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».

Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.

C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».

Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.

Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».

« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.

« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».

Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.

« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.

Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.

Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.

A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !

A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.

Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

SOURCE : http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro...

ce texte repond a l'article du monde : lien

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ATTENTION MALGRÉ TOUT, LA CHAINE ANGLAISE QATARI EST SIONISE, ELLE EST COMPLÈTEMENT SUBJECTIVE, CONTRAIREMENT A CELLE EN LANGUE ARABE QUI MONTRE TOUT.












TV. Venezuela



La retraite, la seule issue pour ''Israël''


On dit du côté palestinien que les négociations ne connaissent aucun avancement. Les Israéliens ne veulent entendre parler d'Al-Quds Ach-Charqia (Jérusalem Est). Notons que la ville sainte ne connaissait pas une telle division avant 1948. Elle a été déchirée en deux après la guerre de 1967. Par ailleurs, les négociations n'avancent pas du fait que "Israël" continue l'installation de colonies sur les territoires palestiniens occupés. Ainsi, elle entrave toute avancée réelle de ces négociations, déjà tant difficiles !

J'ai alors posé, à une personnalité palestinienne, une question sur l'intérêt de ces négociations. C'est seulement pour que l'Occident, l'Amérique en tête, ne nous accuse pas de refuser les efforts donnés pour la paix et pour l'installation d'un État palestinien, avec Al-Qods comme capitale !
Bien évidemment, cette réponse n'est pas convaincante, surtout pour moi. Je sais bien que l'équipe israélienne ne fait que retirer plus de profit. Elle oublie que la retraite des territoires reste la condition principale et pour l'initiative arabe et pour la loi internationale...

Les indications de la région arabe entourant l'Entité israélienne montrent qu'il y a de grands mouvements. De la part de l'ennemi. De la part la résistance arabe libre refusant toute concession et toute fausse paix. Ces mouvements pourraient obliger d’autres pays arabes qui gardent des relations diplomatiques avec l'ennemi israélien à réagir au moment d'un affrontement. Dans ces conditions, la solidarité arabe sera la seule solution...


L'Entité israélienne n'a pu digéré sa défaite dans sa guerre menée contre le Liban. Elle ne peut surtout oublier l'assiduité de la résistance qui l'avait défié, malgré ses avions et ses canons à longue portée fournis par l'administration américaine. Cette administration, en dépit de son alignement total avec "Israël", ne cesse de brandir les slogans de la justice, de la démocratie et des droits de l'homme. Des slogans mensongers.

Si la guerre n'est pas pour demain, elle sera certainement pour après-demain. Elle devra venir, malheureusement. Cependant, à ce moment-là, les traîtres et les espions seront anéantis. Seront aussi anéantis les faibles d'esprit qui laissent tomber les droits légitimes pour assurer leurs propres intérêts. Ils collaborent avec l'ennemi afin d'imposer sur la région le projet américano-sioniste destiné à priver les peuples de leur identité, de leur dignité, de leur résistance, de leur endurance !

Il est clair désormais que le Mossad et la CIA sont responsables de tous ces assassinats et complots qui rongent la région. C'est leur style. Ce sont des organisations qui pratiquent le terrorisme, non seulement dans notre région arabe, mais partout où il y a des refus de la dominance étrangère et de la colonisation. Il est alors préférable de ne pas perdre de temps et de ne pas dépenser nos énergies en l'utilisant entre nous. Il y a un ennemi commun qui guette sa proie pour la dévorer, sans avis préalables !

"Israël", bien qu'elle avance l'idée qu'elle est la plus forte au Moyen-Orient, doit savoir qu'elle n'aura pas la paix et qu’elle ne pourra être tranquille, face à la résistance et aux peuples libres, que par une retraite totale de tous les territoires palestiniens et arabes occupés. Qu'elle sache qu’en dépit de toutes ses forces et tous ses équipements sophistiqués, sa perte et son humiliation seront encore plus fortes que lors de sa dernière guerre contre le Liban.

La guerre froide que connaît le monde actuel n'est qu'une tentative d'éloigner une véritable guerre. Mais cette guerre ne peut être évitée que par l'application d'une vraie justice et qu’en rendant les droits à leurs propriétaires, les vrais. Le président défunt avait bien dit : ce qui avait été pris par la force ne revient que par la force. Ce propos est confirmé par l'attente de 60 ans qui n'a rien donné.

Disons enfin qu'il devient clair qu'on ne peut compter sur l'organisation des Nations Unies, ni sur la ligue arabe ; autant compter sur un mur déjà bien penché. Ce sont les grandes puissances qui les contrôlent et contrôlent leurs décisions... Toute participation à ces organisations n’est qu’un gaspillage de temps.


Article paru dans le journal londonien Al-Quds Al-Arabi, traduit par le CPI

Les médias israéliens parlent de l’efficacité des combattants d’Al-Qassam


Les brigades d'Al-Qassam, branche armée du mouvement de la résistance islamique Hamas, deviennent quasiment une vraie armée, dit la presse israélienne, notamment des sites internet. Les membres d'Al-Qassam sont désormais des combattants habiles et très efficaces. Ils maîtrisent des tactiques bien calculées. Ils ont pu mettre en désordre l'armée israélienne.



Une armée en état de choc

Ce qui s'est passé à Gaza ces derniers jours représente une guerre réelle, dit la presse sioniste. L'armée israélienne s'est heurtée à des combattants des plus efficaces, ajoute la presse en faisant allusion aux membres des brigades d'Al-Qassam.

« A plusieurs reprises, notre armée se trouve désorientée, sur le champ de bataille, au nord de la bande de Gaza ». « Notre armée a été énormément surprise et choquée, par la nature et la dureté des combats qui se sont déroulés dans les rues du nord de la bande de Gaza. Les habiles combattants d'Al-Qassam montrent une ténacité jamais vue auparavant », continue la presse israélienne.

Les Israéliens avouent leurs pertes

Les services de contrôle de l'armée de l'occupation sioniste n'avaient pas permis aux médias de publier tous les détails de la guerre du nord de la bande de Gaza. Malgré cette restriction, les nouvelles parlant de grandes pertes imprévues de l'armée israélienne se sont succédées.

L'armée israélienne se retire avec dans son registre de nombreuses pertes humaines. Cette armée est choquée par le nombre de blessés et de blessés graves.

Quelques sites parlent de la perte de six soldats en seul coup. D'autres parlent de 22 blessés dans deux accrochages seulement.

Enlisement

Toutes ces données indiquent de façon sans équivoque que les forces d'occupation sioniste se sont bien enlisées. Elles se trouvent dans un vrai bourbier. Des journalistes et des analystes accusent déjà les chefs de l'armée qui supervisent les combats du nord de Gaza. Ils portent au ministre de la guerre Ehud Barak et au premier ministre Ehud Olmert la responsabilité de ce qui se passe à Gaza. Le premier ministre, lui-même, a exprimé son choc devant la forte résistance du Hamas face à ses soldats.

Foi contre peur

Des sites internet sionistes consacrent des pages à l’analyse psychologique des combattants d'Al-Qassam. Ces combattants sont « des hommes croyant en leur travail ; leur foi est inébranlable ». « A plusieurs endroits, les combattants dépassent nos soldats... C'est pour cette raison que ces soldats commencent à tuer des civils. Ils sont incapables d’atteindre les combattants ». Les sites détaillent l'état de peur qui règne parmi les soldats israéliens.

Enlèvement de soldats

Les chaînes de télévision israélienne confirment la supériorité des combattants d'Al-Qassam sur les soldats de l'occupation. De façon détaillée, elles présentent et analysent les nouvelles venant du terrain des combats. Si l'aviation n'avait pas intervenue, les combattants du Hamas auraient capturé plusieurs soldats israéliens, avouent ces chaînes. L'armée de l'air a commencé à tirer ses missiles d’une façon des plus hystériques, sans prendre en compte les habitations civiles. Ces bombardements ont causé la tombée en martyre d'un grand nombre de citoyens civils de la bande de Gaza.

Commissions d'enquête

Il n'est pas impossible que les jours à venir connaîtront des enquêtes dans les rangs des responsables politiques et militaires sionistes. Ils seraient questionnés sur l'incapacité et la faiblesse de leurs soldats devant les combattants d'Al-Qassam. Il n'est pas impossible que l'Entité sioniste connaisse une nouvelle commission d'enquête, à l'instar de celle constituée après la défaite de l'armée de l'occupation israélienne face à la résistance libanaise en 2006.

LIEN

Freud et le Sionisme

Cette lettre, écrite par Freud le 26 février 1930, était adressée au Docteur Chaim Koffler et répondait à la demande de l’association de "Jérusalem Keren Ajossot" - demande envoyée à plusieurs personnalités juives éminentes - de signer une pétition condamnant les arabes pour une émeute survenue en 1929 en Palestine.

Son destinataire l’a transmise à une collectionneur d’autographes de Jérusalem, Abraham Schwadron, en échange de la promesse qu ’"aucun oeil humain ne puisse jamais la voir ". C’est ainsi qu’elle est restée secrète pendant plus de 70 ans jusqu’à ce qu’elle paraisse ces dernières années dans le catalogue d’une exposition à l’Université de Jérusalem.




« Cher Docteur,

Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance Arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones

Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.

Votre respectueux serviteur. »

Freud

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Un projet américain visait à déclencher une guerre civile palestinienne


Dans la presse américaine, "Finity Fire" a révélé des documents secrets qui affirment l'existence d'un projet américain qui a été agréé par le président George Bush et mis en exécution par
la secrétaire américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice, et le conseiller de la sécurité nationale, Elyote Ibramaz, qui visait à déclencher une guerre civile palestinienne, après la victoire démocratique du Hamas aux élections législatives, en juin 2006.

Ce projet américain, que le journaliste David Roz avait publié en le renforçant par des documents, stipule le soutien américain et de l'entité sioniste pour créer une force militaire plus développée (par des armements récents américains) et dirigée par l'agent espion Mohammed Dahlan pour renverser le pouvoir du Hamas.

Le journal américain a indiqué que le projet américain a complètement échoué, au lieu de renverser le Hamas. Toutes les tentatives des Américains, des Israéliens ainsi que du groupe de Dahlan ont totalement été paralysées. Des observateurs ont analysé le contrôle du Hamas à Gaza comme un fait naturel pour calmer la situation de chaos et confronter le coup d'état du groupe de Dahlan contre la volonté du peuple palestinien.

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L'échec de l'opération « hiver chaud », vu par des Israéliens

OPÉRATION SIONISTE CHOUX BLANC

« L'opération de l'armée menée au nord de Gaza était un échec. Mettez le mot ECHEC devant vous. Elle n'a réalisé un seul vrai objectif ».

Ce texte n'est pas écrit par un Palestinien ou par un Arabe, mais tout simplement, il fait partie des critiques données par des responsables politiques et militaires israéliens.



Les critiques vont bon train. Elle est faible, incapable, cette armée israélienne. Elle n'est pas prête à s’engager dans de vrais combats, notamment dans des zones densément peuplées. Elle s'est engagée dans un combat sans but, sans une vision stratégique, enfin, sans résultats. Pire, après tout, l'initiative reste entre les mains du Hamas. C'est lui qui « dicte les règles du jeu de la guerre d'usure actuelle ». Certains résument la situation en disant « qu'il n'existe pas de solution pour le problème autrement que par un dialogue avec le Hamas ».

Entrer et sortir pour rien !

Amir Tsouria écrit dans la presse israélienne, commentant la retraite des forces de l'occupation de Djabalia, au nord de la bande de Gaza : « Ils sont sortis comme ils étaient entrés ». Les missiles continuent à pleuvoir sur Israël, 40 à 50 missiles par jour.

« De nos jours, l'armée n'est pas prête à mener un combat de longue halène », ajoute cet écrivant israélien.

De son côté, Ben Casbet écrit, dans le journal hébreu Maariv : « La résistance palestinienne découvre l'efficacité de l'arme "sauterelle". Elle a goûté la possibilité de paralyser une ville entière en Israël. C'est très dangereux de prendre goût à une telle pratique. On peut s’y habituer ».

L'initiative

L'écrivain Cobi Nivali insiste, dans le journal Maariv, que l'initiative est désormais aux mains de la résistance palestinienne. C'est elle qui impose les règles de la guerre actuelle d'usure.

Il constate que l'armée israélienne n'a réussi aucun des quatre objectifs déclarés par le ministre de la guerre Ehud Barak. Stopper le feu d'Al-Qassam. Mettre fin à la contrebande dans l’axe de Philadelphie. Affaiblir, et même faire tomber le gouvernement du Hamas. Se détacher totalement de Gaza.

En tout cas, ils sont irréalisables, ces objectifs. « Nous faisons un seul corps avec les Palestiniens ».

Il se moque du ministre de la guerre en disant : « Il est impossible de se détacher de Gaza, sinon par une tranchée, si profonde qu'elle coupe la bande de Gaza du globe terrestre... »

La vision stratégique

Pour sa part, Ménahem Clayn, professeur universitaire à Tel Aviv, fait partie de ceux qui croient qu'il n'y a aucun sujet de joie ou de quoi crier victoire. Il insiste sur l'absence de toute vision stratégique. Egalement, il insiste sur les conséquences désastreuses de l'opération sur les intérêts vitaux de l'Entité sioniste.

« Israël est un géant aveugle qui frappe sans aucun but politique », écrit-il dans le journal hébreu Yadiot Ahranot. « Cette opération n'a pas stoppé les missiles. Elle a affaibli Mahmoud Abbas de façon considérable. Elle montre encore une fois qu'Israël ne comprend pas les Palestiniens », exprime cet académicien sioniste spécialiste du conflit arabo-sioniste.

Quant au général réserviste Yacof Amidor, il constate que le gouvernement d'Olmert n’a qu’à faire comprendre aux habitants de Gaza, au Hamas et au monde entier qu'il y aurait une opération plus sanguinaire, s'il n'a pas eu un autre choix. Toutefois, le gouvernement continuera ses opérations, ajoute-t-il, jusqu'à ce qu'il comprenne, lui-même, qu'il faut « engager des négociations avec le Hamas, sinon réoccuper Gaza ».

Les missiles de la résistance

De son côté, Emanuelle Sivan, chercheuse orientaliste, croit en la nécessité de négocier avec le Hamas, du moins en ce qui concerne les missiles qui sèment la terreur dans les colonies sionistes.

Au sein même du gouvernement d'Olmert, il y a des voix qui s'élèvent contre cette affreuse campagne militaire. Elle a laissé plus de 120 tués et plus de 350 blessés, en majorité des civils. Elle n'a pas réussi à créer une nouvelle réalité politique, croit Ami Aylon, ministre sans portefeuille. Il appelle à un rapide dialogue avec la résistance palestinienne pour pouvoir stopper les missiles qui frappent de plein fouet les villes de Sdérot, Asqalan et d’autres localités israéliennes.

La ministre israélienne de l'éducation a sollicité son gouvernement pour qu’il entame immédiatement des négociations avec la résistance palestinienne. La situation devient insupportable au sud de l'Entité sioniste.

Ces critiques et appels ne viennent pas de rien. Ils sont basés sur des données politiques, militaires et sécuritaires. Les forces de l'occupation israélienne arrivent à un point dangereux d'incapacité et de déprime.

En définitive, ces critiques représentent un aveu bien explicite de l'impossibilité d'anéantir le Hamas, de bâillonner la résistance, de stopper les missiles, même en utilisant au long du temps les armes les plus sophistiquées. Il faut savoir que le Hamas est une organisation politique et religieuse engendrée par la résistance palestinienne. Une résistance qui défend la terre, les droits, les lieux saints palestiniens… Le Hamas est enraciné dans la conscience du peuple palestinien qui croit en lui, en sa vision, en ses programmes.

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