lundi, mars 31

Les temoignages macabres

Le nombre d'émeutiers de Lhasa qui se sont rendus à la police s'est élevé à 183 vendredi, et les histoires macabres ont continué de s'écouler de la capitale tibétaine. Une semaine après les émeutes, des histoires tragiques impliquant des personnes innocentes, victimes de séparatistes et de bandits violents, rappellent encore aux gens la violence inquiétante qui a marqué l'ancienne ville plateau. Pour en nommer quelques unes: cinq vendeuses d'un magasin de vêtements ont été brûlées vives sans avoir eu la moindre chance de s'enfuir.

Zuo Yuancun, un homme de 1,70 m, a été enflammé pour être réduit à des morceaux d'os et de chair. Un travailleur migrant a eu le foie poignardé par des bandits. Une femme a été brutalement battue par des attaquants qui lui ont coupé l'oreille....

Un docteur du nom de Losang Cering a été agressé par des émeutiers brandissant des couteaux alors qu'il essayait de sauver un petit garçon de 6 ans qui avait été piétiné et suffoquait. Un émeutier, que rien n'arrêtait, a arraché un morceau de chair de la taille d'un poisson du derrière de Liu Dingwei, un jeune officier de police. Ce seul incident, d'après un grand nombre de gens, témoigne en la faveur de l'argument comme quoi la police a exercé un contrôle maximum et est demeurée en permanence sur la défensive face aux émeutiers imprudents.

Un tel argument a été à plusieurs reprises justifié par les comptes-rendus de témoins et des extraits vidéo montrant des foules confrontant et agressant violemment les forces de sécurité avec des pierres.

Jeudi, la chaîne de télévision publique de Chine CCTV a diffusé une vidéo de 15 minutes sur les émeutes, afin de rafraîchir les mémoires sur la brutalité inhumaine exercée par les séparatistes.

Ngagwang Namgyai, l'un des émeutiers, maintenant détenu par la police, a avoué avoir payé des gens, bandits inclus, pour se joindre aux émeutes, et de les avoir récompensés selon l'ampleur des destructions qu'ils ont causées. Des archives de la police ont démontré que cet homme avait également été impliqué dans les émeutes de Lhasa de 1989. Il a avoué que ses six employés étaient tous d'anciens condamnés séparatistes.

Zhoima, de la préfecture de Nyingchi, a dit à la police qu'elle avait gagné plusieurs centaines de yuans pendant les émeutes de vendredi dernier. "Les gens m'ont donné de l'argent pour détruire des choses, et m'ont dit que je pouvais faire ce que je voulais et battre autant que je le souhaitais," dit-elle. source


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vendredi, mars 28

Le Dalaï Lama et les néoconservateurs



Le spirituel et les billets verts

Le secret du Dalaï lama et ses accointances avec la CIA depuis plus d'un demi siècle. Voici ce que nous livre Kenneth Conboy et James Morrison. Si vous doutiez de ces épisodes et de cette propagande pré-jeux olympique. je vous invites a lire la suite. Vous aurez une autre vision de sa sainteté le Lama...Le Dalaï Lama menace une nouvelle fois de démissionner de son poste de chef de gouvernement du Tibet en exil. La semaine dernière déjà, le chef spirituel bouddhiste s’est déclaré opposé aux violences des manifestations tibétaines anti-chinoises qu’elles aient lieu à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chine....

Voilà une bien étrange déclaration de la part de cette figure religieuse, promue au rang d’une véritable star, et qui a des liens de coopération étroits avec la CIA datant de cinquante ans, quand fut fomentée et conduite la première insurrection tibétaine de 1959.

Des unités formées à la guérilla furent entraînées dans le camp militaire Hale dans le Colorado dès 1956 et régulièrement introduites au Tibet à l’aide de mercenaires, parfois appuyées par l’aviation étasunienne.>
Bien après le bain de sang de 1959 au terme duquel le Dalaï Lama et 100 000 de ses fidèles se sont exilés et ont rejoint le Népal et l’Inde, des raids et des sabotages anti-communistes continuèrent d’être menés à partir de bases népalaises jusqu’aux années soixante-dix.

D’après les auteurs de « La guerre secrète de la CIA au Tibet » (1), le gouvernement indien a collaboré à ces programmes. Après la visite de Richard Nixon à Pékin en février 1972, l’interventionnisme quasi-officiel de la CIA au Tibet s’estompe.
Il emprunte désormais d’autres voies plus discrètes. Des armes et des explosifs provenant de l’Europe de l’Est ont continué à affluer au Tibet après avoir perdu toute traçabilité, achetés au marché noir mondial ou saisis par les forces étasuniennes ou israéliennes. La CIA a continué d’avoir la main sur différents mouvements indépendantistes en les finançant.

Une conférence s’est tenue à New Delhi en juin 2007 par une organisation « Les Amis du Tibet » avec pour thème la dissidence au Tibet. Il y a été question de mettre à profit les Jeux Olympiques pour lancer un mouvement de protestation de grande envergure contre le régime chinois. En janvier 2008, « Le Mouvement de l’Insurrection du Peuple Tibétain » basé en Inde a décidé lors d’un congrès le 4 janvier de lancer une insurrection pour le 10 mars.

Au même moment, le Dalaï Lama rencontrait l’ambassadeur étasunien en Inde David Mulford à Dharamsala, comme il avait rencontré la sous-secrétaire d’État Paula Dobriansky en novembre 2007. Dobriansky est un membre du groupe néo-conservateur Project for a New American Century et est impliquée dans tout ce qui s’est organisé de révolution colorée en Europe de l’Est.

Le Dalaï Lama ne pouvait ignorer la préparation de cette révolte et surtout ses conséquences sur le peuple du Tibet pris en étau entre les manipulations de Washington et la répression de Pékin.

Le toit du monde est un point stratégique qui domine toute l’Asie trop important pour que les autorités chinoises le laissent évoluer comme un Kosovo.

Affaiblir la Chine à si peu de frais est trop tentant pour l’Empire déclinant menacé économiquement et stratégiquement par cette puissance qui dispose de la plus redoutable des armes, la capacité d’effondrer le dollar et toute l’économie mondiale qui y est indexée par une simple rumeur. Elle pourrait suggérer qu’elle voudrait se débarrasser de tous ces billets verts qui ne valent encore un peu que tant que la Banque Centrale chinoise les détient.

Kenneth Conboy and James Morrison

Convergence des Causes
27 mars 2008
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mercredi, mars 26

L'affaire du sous-préfet limogé

Vu à la télé et lu sur le Net: «Le sous-préfet de Saintes limogé après un article “anti-israélien”». Et, évidemment, un très obscur «Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme a salué dimanche la décision de la ministre de l'Intérieur».

Comme, à coup sûr, on va se focaliser sur d'autres sujets que ceux qui pourraient être intéressants, je vous livre quelques commentaires. Pas vraiment structurés, je manque toujours cruellement de temps.

Il est fait mention d'«un» article du sous-préfet Bruno Guigue sur le site Oumma.com, et deux phrases sont mises en vedette pour justifier le limogeage: «le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et les «geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat». L'article en question est intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU». ..

Aucun journaliste ne va évidemment lire ce long texte, on se contentera des deux phrases provocatrices (d'ailleurs, on ne se demandera pas beaucoup plus en quoi elles seraient infondées). De l'autre côté, on se laissera entraîner sur la «défense» de la liberté d'expression, manière de se faire promener en dehors des sujets sur lesquels on aurait pourtant quelques chances de pouvoir influer. Oumma publie d'ailleurs un communiqué ultra-convenu et, à mon avis, à côté de la plaque: «Silence dans les rangs»:
La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien, est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme.
Les articles de presse rappellent que Bruno Guigue écrit des articles sur Oumma depuis longtemps (deux ans semble-t-il) et a publié plusieurs livres à L'Harmattan. Il me semblerait donc légitime de se demander: pourquoi maintenant?


Piste 1 : Israël lance sa campagne contre Durban 2

Le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un «cirque» antisémite et anti-israélien.

Au mois de février 2008, les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules): il faut délégitimer la conférence de manière préventive.

– Anecdotique (et presque rigolo): le 23 février, un certain Oxyweb complète la fiche Wikipédia concernant la première conférence de Durban 1. Il écrit:
Il est fort à craindre que la conférence dite “Durban 2” présidée par la Libye soit a nouveau l'occasion d'une rencontre entre dirigeants racistes et antisémites d'afrique et du monde arabe.
Subtil, n'est-ce pas? Mais la liste des contributions de cet «Oxyweb» à Wikipedia est éclairante. Vraiment, très éclairante.

– Deux jours plus tard, le 25 février, Marc Knobel, activiste multi-carte, publie une tribune sur le site du «Centre des Affaires publiques et de l'État» de Jérusalem. Il raconte la décision du Canada de se retirer des préparatifs de Durban 2, et espère:
Le Canada montre l’exemple et l’Union européenne, prochainement présidée par la France, devrait entendre le message qui est délivré par ce pays ami.
– Deux jours après, le 27 février, de joyeux intellectuels publient une tribune dans Le Monde dénonçant «L'ONU contre les droits de l'homme». Dès le deuxième paragraphe il est fait mention de Durban 1, les suivants dénoncent le fameux «Conseil des droits de l'homme» organisateur de l'événement. On est en terrain connu, donc. Parmi les signataires: Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel...

Je ne parlerai évidemment pas de mouvement concerté (je me ferais taxer de conspirationnisme), je me contente de constater que, dans cette semaine de février 2008, la dénonciation de la prochaine conférence de Durban, en 2009, passionne les foules...

– C'est exactement à cette dernière «tribune» que répond l'article de Bruno Guigue sur Oumma: un long argumentaire démontant le texte publié par Le Monde.

Je vous fais le pari que, dans les prochains mois, la communication de crise visant à décrédibiliser la conférence de Durban sera massive. Avec la présidence française de l'Union (à partir de juillet), on peut craindre des pressions pour que les pays européens se retirent de la conférence.

Bref, il y a là un axe très spécifique de la communication israélienne. Bruno Guigue s'est trouvé sur le chemin d'un des budgets-comm des services israéliens. De manière très caractéristique, cette communication démarre très en amont, sur un sujet totalement anodin à l'heure actuelle (personne d'autre que les mouvements sionistes ne se passionne pour cette conférence autant de temps à l'avance), et ce faisant parviendra à décrédibiliser l'événement avant même qu'il n'intéresse les médias.

[Ajout du lundi.] Un mouvement similaire a eu lieu pour le boycott du Salon du livre à Paris. Question qui n'a eu aucun écho médiatique, sauf une «préparation» en amont, contre le boycott. Le 16 février, au sujet du boycott du salon de Turin, Marek Halter titre sa tribune du Monde: «Au secours, on brûle les livres!». L'article est halluciné, ce qui fait que, certes, on brûle les livres, mais TF1 n'en fait pas la Une du lendemain. Le 13 mars, journée de l'inauguration, tout est prêt pour le Monde, qui fait soudain du sujet que tout le monde ignorait le thème de son éditorial, «Le Salon en otage» (l'appel au boycott est qualifié de «fatwa»: «Boycotter les livres, voire récuser une langue, a toujours été l'arme des dictatures.»), et complète avec un article pathétique de Caroline Fourest, «Israël, le boycottage et la raison» (ne pas aller au Salon du Livre «rappelle le temps où l'on brûlait des livres et des juifs après les avoir boycottés»). Le soir même, inaugurant le Salon, Shimon Peres, sans concertation aucune avec ce vaste mouvement d'indignation international contre le boycott, a ce commentaire totalement original: «Ceux qui veulent brûler les livres, boycotter la sagesse, empêcher la réflexion, bloquer la liberté se condamnent eux-mêmes à être aveugles, à perdre la liberté». Ce qui s'appelle une communication parfaitement maîtrisée.


Piste 2 : mise au pas de l'exécutif

Bien que perçu ou présenté comme un corps politique homogène («le gouvernement»), l'exécutif français est en réalité une énorme machinerie humaine (en d'autres termes: un administration).

L'arrivée d'un nouveau gouvernement doit être, pour lui, une expérience frustrante: bien que contrôlant théoriquement l'exécutif, il se heurte en fait immédiatement à la pesanteur humaine et politique de cette machinerie.

Disons-là tout net: un exécutif hystériquement pro-israélien aura le sentiment de se heurter à une adminiration moins... convaincue. Sans doute pas totalement à tort (un Hubert Védrine aurait-il plus d'influence sur le Quai d'Orsay que le ministre en place?); mais la «politique arabe» de la France relève pour beaucoup du fantasme (voir René Naba).

Toujours est-il que, comme le mythologique «biais» des médias mondiaux en leur défaveur, l'orientation «pro-arabe» de l'administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens.

– Février 2008 (toujours!), Marc Knobel dénonce un entrefilet du Canard enchaîné qui raconte qu'un «coup de balai» va avoir lieu au Quai d'Orsay. Knobel défend la nomination de François Zimeray, «classé “pro israélien en diable” par ses camarades socialistes» à la place de Michel Doucin (dont il n'est pas rappelé qu'il est tombé en disgrâce pour avoir abordé un autre thème interdit dans l'exécutif français: la «Françafrique»).

– Automne 2006, Dominique Strauss-Kahn (actuel directeur général du FMI proposé par Nicolas Sarkozy) donne une interview à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes:
Sur la politique arabe de la France. «Une supercherie que le Quai d'Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l'ensemble de la classe politique.»
Pour le ministre des Affaires étrangères, le «Quai d'Orsay» sera donc doté d'une grande autonomie et d'une volonté propre, au point de pouvoir «vendre» la politique arabe à l'ensemble de la classe politique.

– [Ajout lundi.] Le 16 mai 2007, le Canard enchaîné publie une info faisant état des pressions du CRIF contre l'éventuel choix de Hubert Védrine comme ministre des Affaires étrangères (terreur du Jerusalem Post):
Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris ce projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif, a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.

«On a eu une réunion au Crif, aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux affaires étrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay.»
– En janvier 2006, le CRIF annonçait sur son site la position de François Hollande – propos ensuite démentis par l'intéressé:
Il a ainsi estimé, rapporte le CRIF, « qu’il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie ». Il a ajouté qu’il y a un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le recrutement « devrait être réorganisé ».
À défaut de préoccuper François Hollande, au moins le «problème de recrutement» préoccupe-t-il le CRIF...

– Bref, y a-t-il actuellement une tentative de mise au pas de l'exécutif, via l'intimidation d'anciens énarques trop «politisés» et la nomination de «pro-israéliens en diable» au Quai d'Orsay? Ce qui répondrait, en tout cas, à l'un des fantasmes habituels du lobby pro-israélien.


Devoir de réserve

[Ajout du lundi de Pâques.] Ces considérations circulent beaucoup sur le Web, je crois intéressant de les mettre au propre. Encore une fois, penser l'affaire uniquement sous l'angle de la liberté d'expression (ou la censure des critiques d'Israël) et du thème «Deux poids deux mesures» ne me semble pas tellement passionnant: surjouer la surprise outragée («Comment!? Critiquer publiquement Israël n'est pas une situation confortable au pays des Droits de l'Homme? Mais vous me l'apprenez, monsieur, vous me l'apprenez...») ne nous mènera pas bien loin. Je note donc ce qui suit, essentiellement pour évacuer cette question du «devoir de réserve».

Qui a écrit:
  • «L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été?»;
  • «Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran»;
  • «Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.»;
  • «Et que au contraire, si l’histoire du christianisme est entachée de violence, c’est quand les chrétiens s’éloignent de l’enseignement de leur messie, Jésus Christ».
Il s'agit d'extraits du célèbre pamphlet de Robert Redeker publié dans le Figaro du 19 septembre 2006. Alors professeur de philosophie, l'auteur n'est pas «limogé». Pourtant, insulter une partie de ses élèves va évidemment à l'encontre du but même du «droit de réserve», qui est conçu pour que les déclarations d'un fonctionnaire ne perturbent pas le fonctionnement du service public et pour assurer l'égalité des citoyens face à l'administration.

Au contraire, selon le site du Ministère de l'Éducation nationale:
Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu Robert Redeker ce jour à 16h. Le ministre a tenu à lui réaffirmer toute sa solidarité dans les épreuves qu'il a endurées, depuis la parution de sa tribune dans la presse en septembre 2006.

Le ministre a également rappelé que toute atteinte à la liberté d'opinion et d'expression est intolérable et doit être condamnée.
Finalement, sur proposition du ministre, Robert Redeker est recruté au CNRS.

La grande messe de soutien à laquelle participent Soheib Bencheikh, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Blandine Kriegel, Claude Lanzmann, Hélène Roudier de Lara, Philippe Val... donne lieu à une tribune dans le Figaro (tribune qui s'en prend, comme d'habitude, à la LDH et au MRAP). Il faut bien lire:
Un professeur a un devoir de réserve dans sa classe, mais nullement lorsqu'il s'exprime dans ses écrits publics. Il faut rappeler ici la distinction kantienne entre l'usage public et l'usage privé de la raison. Robert Redeker s'est exprimé dans le cadre d'un article de presse, en exerçant son «usage public» de la raison, comme tout citoyen français peut le faire, et non pas dans son cours, par «un usage privé» de la raison. source
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mardi, mars 25

Les renseignements allemands ont été « malhonnêtes

Le Comportement « malhonnête, non professionnel et irresponsable » des renseignements allemands en partie à l'origine du déclenchement de la guerre en Irak

David Kay a été chargé par l'Administration Bush de trouver des Armes de Destruction Massive en Irak après l'invasion. Cependant, au lieu de trouver des armes, ce qu'il a trouvé, a-t-il dit au SPIEGEL, c'est « le plus grand fiasco des Services de Renseignements de toute ma vie »....

Les renseignements allemands ont été « malhonnêtes, non professionnels et irresponsables »

SPIEGEL : à la tête du Groupe de Surveillance de l'Irak, vous avez dirigé les efforts pour vérifier les allégations faites par « Curveball » le demandeur d'asile politique d'Irak, qui a dit aux renseignements allemands que Saddam Hussein construisait des laboratoires mobiles d'armes biologiques. Vous rappelez vous la première fois ou vous avez douté de cette histoire ?

Kay : le vrai choc c'est que la CIA n'avait jamais parlé avec lui directement. Jusqu'à aujourd'hui je ne comprends toujours pas. Comment pouvez vous faire reposer la justification la plus dramatique pour lancer une guerre, sur un individu qu'aucun agent américain n'a jamais directement interrogé ? J'ai tout de suite réalisé que nous devions enquêter à Bagdad sur toute indice concernant « Curveball ».

S : avez-vous été mis au courant par la BND, l'agence des services secrets allemands, avant d'aller en Irak ?

K : aucunement. Cela montre à quel point les relations entre la BND et la CIA étaient empoisonnées, terribles. Les allemands ne nous ont jamais révélé le vrai nom de « Curveball » ce qui a conduit à un mini désastre en Allemagne.

S : qu'est-il arrivé ?

K : des membres de la CIA basés à Munich ont pensé qu'ils avaient son nom et se sont mis à chercher quelqu'un en Allemagne qui avait un nom identique. Il l'ont trouvé – un jeune irakien – sont allés frapper à sa porte sans accord des autorités allemandes. Mais c'était le mauvais type, et il a finalement appelé la police pour se débarrasser des intrus.

S : l'argument invoqué par les allemands pour ne pas fournir l'accès à « Curveball » n'était pas totalement illogique. Il affirmait haïr les américains. Ils auraient trahi sa confiance s'ils l'avaient livré à la CIA.

K : nous savons maintenant, bien sûr, que tout ceci n'avait pas de sens. D'abord nous avons des personnes qui parlent couramment l'allemand et l'arabe. Après le début de la guerre, ayant obtenu le nom des britanniques, nous avons recherché sa famille. Sa mère et son frère se sont montrés coopératifs. Ils nous ont dit qu'il parlait l'anglais – la langue dans laquelle il étudiait à l'université s'était l'anglais. Ils ont aussi dit qu'il avait des projets pour émigrer aux Etats-Unis. Mes hommes ont vu sa chambre, et il y avait des posters de pop stars américaines sur le mur.

S : il semble que vous avez été le premier à avoir l'opportunité de vérifier réellement ce que « Curveball » avait dit.

K : ce qui est tout simplement incroyable. Mon dieu c'était un transfuge et la BND était convaincue que son information avait une telle valeur qu'ils l'ont distribuée par le biais de 100 rapports écrit sur « Curveball » à leurs alliés. Je maintiens ma critique de la BND jusqu'à présent : le fait de ne pas avoir fait de vérification auprès des exilés irakiens en Allemagne qui le connaissaient, de ne pas avoir fait tous les efforts appropriés pour valider la source, c'est un niveau d'irresponsabilité terrible, difficile à imaginer de la part d'un service comme la BND. Et puis le fait qu'ils n'ont pas réussi à fournir un accès direct à cette personne reste l'une des choses les plus frappantes. Cela a constitué un blocage qui a rendu impossible à toute autre service de renseignement de valider son information. Les services allemands n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités, ni à la hauteur de l'intégrité qu'on est en droit d'attendre d'un tel service.

S : avez-vous une explication sur pourquoi cela est-il arrivé ?

K : j'ai d'abord pensé que c'était parce que les deux gouvernements avaient une répulsion congénitale l'un envers l'autre. J'ai pensé que la BND avait subi une pression politique et ne pouvait pas coopéré pour des raisons politiques. Si les allemands avaient dit à la CIA « nous ne pouvons pas faire cela à cause de Schröder », j'aurais dit « Ok, je comprends. Mais nous raconter cette histoire qui s'est avérée fausse, comme quoi il haissait les américains et ne parlait pas l'anglais – c'était malhonnête, non professionnel et irresponsable. »

S : êtes vous entrain de dire que les renseignements allemands ont, en connaissance de cause, trompé les Etats-Unis sur « Curveball » ? Au sein de la BND, il semble que beaucoup en fait croyait ce qu'il disait.

K : c'est mystérieux pour moi. J'y ai réfléchi pendant longtemps et je n'ai pas d'explication. S'il y a des services de renseignements qui ont de l'expérience avec des transfuges c'est bien la BND. Ils ont eu tellement de transfuges soviétiques. Mais en fait les agents spécialisés avec les transfuges et comment les traiter - - les agents du secteur clandestinité ou opérationnel - - n'avaient rien à voir avec « Curveball ». Ceux qui s'en sont principalement occupés étaient des agents du secteur analytique et technologique de la BND, qui ne savent pas quelle est la première chose à faire quand quelqu'un rentre chez vous, c'est-à-dire trouver qui il est, qui il connaît, quel est son vrai nom, et quelle est sa véritable histoire. Mais il y avait aussi un désir de croire. Les affabulateurs donnent le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'il y a en face un désir de croire.

S : quand vous étiez en Irak, votre équipe a trouvé que l'histoire de « Curveball » n'avait rien à voir avez la vérité. Comment la direction de la CIA a réagi à ce que vous avez découvert ?

K : par la résistance et le déni Il y a eu un refus absolu de faire face à la réalité. Je continuais d'entendre : « ne vous arrêtez pas maintenant. Continuez de travailler. Vous devez vous tromper. Vous trouverez quelque chose. Continuez de chercher. »

S : mais on n'a jamais rien trouvé.

K : Non, et les e –mails reçus sont devenus de moins en moins amicaux. Il y avait une guerre en cours à Bagdad, les membres de mon équipe risquaient leur vie chaque jour, et les allemands continuaient de nous refuser l'accès à leur source. Quand nous avons finalement reçu l'autorisation cela a été encore pire.

S : comment cela ?

K : j'ai envoyé deux de mes meilleurs agents en Allemagne – ils y sont restés deux semaines au total. Mais ils n'ont pas été autorisés à l'interroger. Ils ont été autorisés à fournir des questions préliminaires puis de tout regarder sur une vidéo dans une autre pièce. Mais ils n'ont pas été autorisés à soumettre des questions auxquelles on pouvait fournir des réponses immédiates ce qui est l'essence même d'un interrogatoire. Ils étaient furieux, et j'étais furieux. Pourtant ce qu'ils ont vu sur la vidéo était suffisant pour les convaincre que « Curveball » était un affabulateur.

S : est-ce que cela aurait réellement fait une différence si « Curveball « avait été exposé comme un affabulateur avant la guerre ? De toute façon, l'administration Bush voulait partir en guerre.

K : certainement, l'administration avait cette position. Mais ne sous estimez pas l'importance que le lien avec Al Qaeda, les ADM et spécialement, les laboratoires d'armes biologiques, ont joué au Congrès. Vous pouvez êtes pratiquement sûr que cela aurait changer le vote du Congres, l'autorisation donnée. Laissez moi simplement vous dire que cela n'aurait pas été très facile d'entraîner cette nation vers la guerre si vous n'aviez pas eu ces renseignements.

S : quelle leçon tirer du désastre de « Curveball » ?

K je suis sans illusion. Je pense que « Curveball » a été le plus important fiasco de ma vie, celui qui a eu les conséquences les plus importantes au niveau des renseignements. Cela montre à quel point c'est important qu'il y ait un contrôle effectif des services de renseignements, car l'absence de transparence est extraordinairement dangereuse pour la démocratie. Dans les services de renseignements, les agents qui ne font pas de vague sont récompensés. Je crains que les mêmes erreurs puissent de nouveau totalement se répéter.


Interview menée par John Goetz et Marcel Rosenbach Copyright Der SPIEGEL. 22 mars 2008 : www.derspiegel..........Traduction Mireille Delamarre
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Le procès médiatique de Bruno Guigue, un exemple expiatoire ?

Bruno Guigue, limogé, pour avoir analysé, un article du Monde, dans lequel les défenseurs de la politique de colonisation de la Palestine, pourfendait l'ONU, à coups de fausses citations.

Le devoir de réserve invoqué est un fétu de paille. Les véritables raisons sont illégitimes. Elles obéissent à des injonctions communautaristes. Elles soulignent la volonté du gouvernement, de faire de l'Etat républicain, de ces fonctionnaires, des soutiens, au pire, silencieux, d'un Etat étranger engagé dans une colonisation militaire de la Palestine, et un ethnocide des Palestiniens en tant que Peuple. ...

Ce n'est ni la mission le rôle des fonctionnaires. C'est pourquoi, cette orientation du gouvernement doit être combattue


Tout mon soutien au sous-préfet Bruno Guigue, limogé pour avoir répondu à une Tribune de pure propagande sioniste, du journal Le Monde.

M. Guigue défendez-vous, auprès du Tribunal administratif, voire la cour européenne de justice, si nécessaire. Je suis fonctionnaire. C'est la liberté de critique d'un Etat criminel et ouvertement raciste, qui est remise en cause, par des moyens coercitifs. L'Etat sioniste impose la mention de la religion sur la carte d'identité pour appliquer une ségrégation à l'encontre des non-juifs, les mariages entre Israéliens et Palestiniens sont interdit.

Le gouvernement a voulu faire de vous, un exemple expiatoire ? En d'autres temps, le général le plus gradé de France, Paris de la Bollardière, a du affronter tous les défenseurs haineux de l'Algérie française.

Défendez-vous ! Défendez-nous ! Nous sommes avec vous.

TF1 et F2 ont répété les seuls accusations de la ministre. Le point de vue de M. Guigue est absent. L'ORTF ES BIEN VIVANTE. . Pour TF1, "Une tribune violemment anti-isarélienne" . TF1 a tout simplement recopié l'article de l'AFP, F2 une bonne partie.

L'AFP est à la source de bien de campagnes crapuleuses, dans le but de calomnier et discréditer une personne ou une association. L'info, une accusation digne d'un procureur dénuée de toute objectivité, est reprise et répétée par l'ensemble des médias commerciaux, ce qui lui donne son caractère consensuel, véridique. Si tous les médias le disent, c'est donc vrai.
France 2 cite 2 phrases de l'AFP sorties de leur contexte, sans jamais donner la source, Oumma.com. Ces deux phrases énoncent des faits aisément vérifiables dont est victime le peuple Palestinien, et que dénoncent des Israéliens choqués par tant de barbarie sioniste.

Jamais, les journalistes ne disent que Bruno Guigue répondait à un article du Monde, où des personnalités pro-Israéliennes tentaient de discréditer, par des mensonges éhontés, les membres du conseil des droits de l'homme à l'ONU.

Jamais, ils ne disent que les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, l'Iran sont aussi critiqués dans cet article.

Le devoir de réserve impose à de hauts-fonctionnaires de se taire sur des affaires en cours qui rélève de sa fonction. Lla politique coloniale et d'assassinat collectif de l'Etat d'Israël fait-elle partie des fonctions d'un haut-fonctionnaire ?

Le devoir de réserve n'impose pas de se taire sur des massacres en cours contre des populations civiles sous occupations militaires étrangères ! Nombreux sont les hauts-fonctionnaires à s'exprimer sur des sujets internationaux, à l'écrit ou à l'oral !

Bruno Guigue n'a fait que démontrer la malhônneté intellectuelle de personnes privées qui aspirent à la disparition de l'ONU, en tant qu'obstacle à la politique d'expansion coloniale de l'Etat d'Israël. Comme tout citoyen, la constitution française lui garantie la liberté d'expression sur des sujets ne touchant pas à des affaires en cours dont il à la charge.


Sur France2, on apprend "alerté, la communauté juive est furieuse. Le ministre de l'intérieur met immédiatement fin au fonction de Bruno Guigue". Parler de "communauté juive" constitue une prise de position et une justification communautariste, qui n'a rien à voir avec le droit de réserve.

En tenant secret l'organisation religieuse à l'origine de cette décision, le gouvernement révèle son malaise, 'il n'ose dire, qu'il se soumet à des injonctions communautaristes. Un malaise d'autant plus grand, qu'on aura noté l'absence d Alliot Marie pour défendre cette décision. C'est le porte-parole du gouvernement qui défend cette décision.




Au delà, du sous-préfet, je crains qu'on ne veuille, par ce moyen, intimider tous ceux, ouvriers, journalistes, fonctionnaires, intellectuels, qui ont à coeur de dénoncer les actes racistes et criminelles de l'Etat sioniste. L'affaire est grave. Cette fois-ci, le gouvernement remets en cause le droit de critiquer la politique de l'Etat sioniste.

Le CRIF est-il à l'origine de cette décision ? Sur son site, nombreuses sont les injonctions martiales adressées aux rédactions médiatiques, pour recadrer tel ou tel journaliste, au nom de la défense de la politique du gouvernement israélien ! En voici un exemple : " le journaliste Philippe Rochot a failli à l'éthique de son métier. Ses propos, qui vont à l'encontre des prises de position de l'ensemble de la classe politique française, engagent la chaîne nationale France 2. Le CRIF attend des dirigeants de France 2 une réaction sans équivoque à ces déclarations d'une extrême gravité."

Véritable police sioniste de la pensée , le Crif, voudraient enfermer les juifs dans un ghetto communautariste israélien, faire de chaque juif, un défenseur inconditionnel, un soldat de la politique de colonisation de l' Etat sioniste. Il n'y a pas plus de communauté juif, chrétienne ou musulmane. Il y a des citoyens libres de leur opinion et de leur croyance. En s'arrogeant, le titre usurpatoire de "représentant de la communauté juive", le Crif dicte et somme les rédactions de presse et le gouvernement de condamner ceux qui critiquent l'Etat d'Israël. L'Etat sioniste mène une guerre totale sur tous les fronts. La Crif est le bras armé de cette guerre de l'information qu'il mène contre les journalistes.

Jusqu'à quand l'Etat français va-t-il aider une puissance étrangère à mener un conflit raciste, foncièrement islamophoble et anti-arabe sur le territoire nationale ?

Le seul qui devrait être limogé, c'est le gouvernement lui-même ! Ce gouvernement s'oppose à la liberté d'expression des citoyens, pour sastifaire des revendications communautaristes dont l'objectif est de transformer les médias et l'Etat en un appareil de propagande de la politique coloniale israélienne.

Le gouvernement est sorti de son devoir d'impartialité. Par son zèle affiché à répondre aux diktats communautariste , il devient illégitime. Il ne se place plus sous le contrôle des lois républicaines. Il soumet les lois républicaines et ceux qui en sont la garantie, à la volonté d'un Etat étranger dont les objectifs sont d'éradiquer le peuple palestinien de ses terres, par des moyens militaires.

Dès lors, il est clair que le gouvernement utilise l'Etat pour soutenir l'ethnocide du peuple palestinien. Par conséquent, le devoir de chaque citoyen, de chaque fonctionnaire est de s'y opposer, de combattre et d'enfreindre toutes les décisions qui nous engagent à soutenir et servir la politique coloniale de l'Etat sioniste.

En tant que fonctionnaire, comme d'autres, je continuerai à dénoncer et critiquer l'Etat sioniste pour ses spoliations et ses pillage des ressources palestiniennes. Ses lois et ses pratiques sionistes légitiment un racisme haineux dont les punitions collectives sont un moyen pour éradiquer le peuple palestinien de ses terres.

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lundi, mars 24

Charles de Gaulle et le système monétaire

Q. – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?

R. - Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. ...

Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’ autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre.

Je veux parler - qui ne le comprend? - du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde. On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’ autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.

Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité - car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant - c’est le moment de le faire.

Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, à savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde.

Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’ autres sans risque et sans sacrifice. Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.

Évidemment, il y a d’ autres conséquences à cette situation. Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’ autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire!

Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contre-coup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.

Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’ autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficié. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’où irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé.

On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’ aucun pays en particulier.

Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’ or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’ écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même.

Mais la loi suprême, la règle d’or - c’est bien le cas de le dire - qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’ autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.

Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer.

Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’ Angleterre, d’une part la France, l’ Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’ autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au -dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent. La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste reforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.

Charles de G au lle
Extrait de "Discours et Messages" - Charles de Gaulle
- Plon, 1970 - pages 330 à 334
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dimanche, mars 23

Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU et Bruno Guigue

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?


Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».

Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.

Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.

S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.

C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».

Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.

En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.
Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.

Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.

Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».

L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».

Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.

C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».

Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.

Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».

« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.

« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».

Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.

« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.

Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.

Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.

A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !

A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.

Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

SOURCE : http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro...

ce texte repond a l'article du monde : lien
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samedi, mars 22

Television Etrangere

Al Jazeera Arabe




Al Jazeera english

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ATTENTION MALGRÉ TOUT, LA CHAINE ANGLAISE QATARI EST SIONISE, ELLE EST COMPLÈTEMENT SUBJECTIVE, CONTRAIREMENT A CELLE EN LANGUE ARABE QUI MONTRE TOUT.












TV. Venezuela



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vendredi, mars 21

La retraite, la seule issue pour ''Israël''


On dit du côté palestinien que les négociations ne connaissent aucun avancement. Les Israéliens ne veulent entendre parler d'Al-Quds Ach-Charqia (Jérusalem Est). Notons que la ville sainte ne connaissait pas une telle division avant 1948. Elle a été déchirée en deux après la guerre de 1967. Par ailleurs, les négociations n'avancent pas du fait que "Israël" continue l'installation de colonies sur les territoires palestiniens occupés. Ainsi, elle entrave toute avancée réelle de ces négociations, déjà tant difficiles !

J'ai alors posé, à une personnalité palestinienne, une question sur l'intérêt de ces négociations. C'est seulement pour que l'Occident, l'Amérique en tête, ne nous accuse pas de refuser les efforts donnés pour la paix et pour l'installation d'un État palestinien, avec Al-Qods comme capitale !
Bien évidemment, cette réponse n'est pas convaincante, surtout pour moi. Je sais bien que l'équipe israélienne ne fait que retirer plus de profit. Elle oublie que la retraite des territoires reste la condition principale et pour l'initiative arabe et pour la loi internationale...

Les indications de la région arabe entourant l'Entité israélienne montrent qu'il y a de grands mouvements. De la part de l'ennemi. De la part la résistance arabe libre refusant toute concession et toute fausse paix. Ces mouvements pourraient obliger d’autres pays arabes qui gardent des relations diplomatiques avec l'ennemi israélien à réagir au moment d'un affrontement. Dans ces conditions, la solidarité arabe sera la seule solution...


L'Entité israélienne n'a pu digéré sa défaite dans sa guerre menée contre le Liban. Elle ne peut surtout oublier l'assiduité de la résistance qui l'avait défié, malgré ses avions et ses canons à longue portée fournis par l'administration américaine. Cette administration, en dépit de son alignement total avec "Israël", ne cesse de brandir les slogans de la justice, de la démocratie et des droits de l'homme. Des slogans mensongers.

Si la guerre n'est pas pour demain, elle sera certainement pour après-demain. Elle devra venir, malheureusement. Cependant, à ce moment-là, les traîtres et les espions seront anéantis. Seront aussi anéantis les faibles d'esprit qui laissent tomber les droits légitimes pour assurer leurs propres intérêts. Ils collaborent avec l'ennemi afin d'imposer sur la région le projet américano-sioniste destiné à priver les peuples de leur identité, de leur dignité, de leur résistance, de leur endurance !

Il est clair désormais que le Mossad et la CIA sont responsables de tous ces assassinats et complots qui rongent la région. C'est leur style. Ce sont des organisations qui pratiquent le terrorisme, non seulement dans notre région arabe, mais partout où il y a des refus de la dominance étrangère et de la colonisation. Il est alors préférable de ne pas perdre de temps et de ne pas dépenser nos énergies en l'utilisant entre nous. Il y a un ennemi commun qui guette sa proie pour la dévorer, sans avis préalables !

"Israël", bien qu'elle avance l'idée qu'elle est la plus forte au Moyen-Orient, doit savoir qu'elle n'aura pas la paix et qu’elle ne pourra être tranquille, face à la résistance et aux peuples libres, que par une retraite totale de tous les territoires palestiniens et arabes occupés. Qu'elle sache qu’en dépit de toutes ses forces et tous ses équipements sophistiqués, sa perte et son humiliation seront encore plus fortes que lors de sa dernière guerre contre le Liban.

La guerre froide que connaît le monde actuel n'est qu'une tentative d'éloigner une véritable guerre. Mais cette guerre ne peut être évitée que par l'application d'une vraie justice et qu’en rendant les droits à leurs propriétaires, les vrais. Le président défunt avait bien dit : ce qui avait été pris par la force ne revient que par la force. Ce propos est confirmé par l'attente de 60 ans qui n'a rien donné.

Disons enfin qu'il devient clair qu'on ne peut compter sur l'organisation des Nations Unies, ni sur la ligue arabe ; autant compter sur un mur déjà bien penché. Ce sont les grandes puissances qui les contrôlent et contrôlent leurs décisions... Toute participation à ces organisations n’est qu’un gaspillage de temps.


Article paru dans le journal londonien Al-Quds Al-Arabi, traduit par le CPI
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Les médias israéliens parlent de l’efficacité des combattants d’Al-Qassam


Les brigades d'Al-Qassam, branche armée du mouvement de la résistance islamique Hamas, deviennent quasiment une vraie armée, dit la presse israélienne, notamment des sites internet. Les membres d'Al-Qassam sont désormais des combattants habiles et très efficaces. Ils maîtrisent des tactiques bien calculées. Ils ont pu mettre en désordre l'armée israélienne.



Une armée en état de choc

Ce qui s'est passé à Gaza ces derniers jours représente une guerre réelle, dit la presse sioniste. L'armée israélienne s'est heurtée à des combattants des plus efficaces, ajoute la presse en faisant allusion aux membres des brigades d'Al-Qassam.

« A plusieurs reprises, notre armée se trouve désorientée, sur le champ de bataille, au nord de la bande de Gaza ». « Notre armée a été énormément surprise et choquée, par la nature et la dureté des combats qui se sont déroulés dans les rues du nord de la bande de Gaza. Les habiles combattants d'Al-Qassam montrent une ténacité jamais vue auparavant », continue la presse israélienne.

Les Israéliens avouent leurs pertes

Les services de contrôle de l'armée de l'occupation sioniste n'avaient pas permis aux médias de publier tous les détails de la guerre du nord de la bande de Gaza. Malgré cette restriction, les nouvelles parlant de grandes pertes imprévues de l'armée israélienne se sont succédées.

L'armée israélienne se retire avec dans son registre de nombreuses pertes humaines. Cette armée est choquée par le nombre de blessés et de blessés graves.

Quelques sites parlent de la perte de six soldats en seul coup. D'autres parlent de 22 blessés dans deux accrochages seulement.

Enlisement

Toutes ces données indiquent de façon sans équivoque que les forces d'occupation sioniste se sont bien enlisées. Elles se trouvent dans un vrai bourbier. Des journalistes et des analystes accusent déjà les chefs de l'armée qui supervisent les combats du nord de Gaza. Ils portent au ministre de la guerre Ehud Barak et au premier ministre Ehud Olmert la responsabilité de ce qui se passe à Gaza. Le premier ministre, lui-même, a exprimé son choc devant la forte résistance du Hamas face à ses soldats.

Foi contre peur

Des sites internet sionistes consacrent des pages à l’analyse psychologique des combattants d'Al-Qassam. Ces combattants sont « des hommes croyant en leur travail ; leur foi est inébranlable ». « A plusieurs endroits, les combattants dépassent nos soldats... C'est pour cette raison que ces soldats commencent à tuer des civils. Ils sont incapables d’atteindre les combattants ». Les sites détaillent l'état de peur qui règne parmi les soldats israéliens.

Enlèvement de soldats

Les chaînes de télévision israélienne confirment la supériorité des combattants d'Al-Qassam sur les soldats de l'occupation. De façon détaillée, elles présentent et analysent les nouvelles venant du terrain des combats. Si l'aviation n'avait pas intervenue, les combattants du Hamas auraient capturé plusieurs soldats israéliens, avouent ces chaînes. L'armée de l'air a commencé à tirer ses missiles d’une façon des plus hystériques, sans prendre en compte les habitations civiles. Ces bombardements ont causé la tombée en martyre d'un grand nombre de citoyens civils de la bande de Gaza.

Commissions d'enquête

Il n'est pas impossible que les jours à venir connaîtront des enquêtes dans les rangs des responsables politiques et militaires sionistes. Ils seraient questionnés sur l'incapacité et la faiblesse de leurs soldats devant les combattants d'Al-Qassam. Il n'est pas impossible que l'Entité sioniste connaisse une nouvelle commission d'enquête, à l'instar de celle constituée après la défaite de l'armée de l'occupation israélienne face à la résistance libanaise en 2006.

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Freud et le Sionisme

Cette lettre, écrite par Freud le 26 février 1930, était adressée au Docteur Chaim Koffler et répondait à la demande de l’association de "Jérusalem Keren Ajossot" - demande envoyée à plusieurs personnalités juives éminentes - de signer une pétition condamnant les arabes pour une émeute survenue en 1929 en Palestine.

Son destinataire l’a transmise à une collectionneur d’autographes de Jérusalem, Abraham Schwadron, en échange de la promesse qu ’"aucun oeil humain ne puisse jamais la voir ". C’est ainsi qu’elle est restée secrète pendant plus de 70 ans jusqu’à ce qu’elle paraisse ces dernières années dans le catalogue d’une exposition à l’Université de Jérusalem.




« Cher Docteur,

Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance Arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones

Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.

Votre respectueux serviteur. »

Freud

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Un projet américain visait à déclencher une guerre civile palestinienne


Dans la presse américaine, "Finity Fire" a révélé des documents secrets qui affirment l'existence d'un projet américain qui a été agréé par le président George Bush et mis en exécution par
la secrétaire américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice, et le conseiller de la sécurité nationale, Elyote Ibramaz, qui visait à déclencher une guerre civile palestinienne, après la victoire démocratique du Hamas aux élections législatives, en juin 2006.

Ce projet américain, que le journaliste David Roz avait publié en le renforçant par des documents, stipule le soutien américain et de l'entité sioniste pour créer une force militaire plus développée (par des armements récents américains) et dirigée par l'agent espion Mohammed Dahlan pour renverser le pouvoir du Hamas.

Le journal américain a indiqué que le projet américain a complètement échoué, au lieu de renverser le Hamas. Toutes les tentatives des Américains, des Israéliens ainsi que du groupe de Dahlan ont totalement été paralysées. Des observateurs ont analysé le contrôle du Hamas à Gaza comme un fait naturel pour calmer la situation de chaos et confronter le coup d'état du groupe de Dahlan contre la volonté du peuple palestinien.

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L'échec de l'opération « hiver chaud », vu par des Israéliens

OPÉRATION SIONISTE CHOUX BLANC

« L'opération de l'armée menée au nord de Gaza était un échec. Mettez le mot ECHEC devant vous. Elle n'a réalisé un seul vrai objectif ».

Ce texte n'est pas écrit par un Palestinien ou par un Arabe, mais tout simplement, il fait partie des critiques données par des responsables politiques et militaires israéliens.



Les critiques vont bon train. Elle est faible, incapable, cette armée israélienne. Elle n'est pas prête à s’engager dans de vrais combats, notamment dans des zones densément peuplées. Elle s'est engagée dans un combat sans but, sans une vision stratégique, enfin, sans résultats. Pire, après tout, l'initiative reste entre les mains du Hamas. C'est lui qui « dicte les règles du jeu de la guerre d'usure actuelle ». Certains résument la situation en disant « qu'il n'existe pas de solution pour le problème autrement que par un dialogue avec le Hamas ».

Entrer et sortir pour rien !

Amir Tsouria écrit dans la presse israélienne, commentant la retraite des forces de l'occupation de Djabalia, au nord de la bande de Gaza : « Ils sont sortis comme ils étaient entrés ». Les missiles continuent à pleuvoir sur Israël, 40 à 50 missiles par jour.

« De nos jours, l'armée n'est pas prête à mener un combat de longue halène », ajoute cet écrivant israélien.

De son côté, Ben Casbet écrit, dans le journal hébreu Maariv : « La résistance palestinienne découvre l'efficacité de l'arme "sauterelle". Elle a goûté la possibilité de paralyser une ville entière en Israël. C'est très dangereux de prendre goût à une telle pratique. On peut s’y habituer ».

L'initiative

L'écrivain Cobi Nivali insiste, dans le journal Maariv, que l'initiative est désormais aux mains de la résistance palestinienne. C'est elle qui impose les règles de la guerre actuelle d'usure.

Il constate que l'armée israélienne n'a réussi aucun des quatre objectifs déclarés par le ministre de la guerre Ehud Barak. Stopper le feu d'Al-Qassam. Mettre fin à la contrebande dans l’axe de Philadelphie. Affaiblir, et même faire tomber le gouvernement du Hamas. Se détacher totalement de Gaza.

En tout cas, ils sont irréalisables, ces objectifs. « Nous faisons un seul corps avec les Palestiniens ».

Il se moque du ministre de la guerre en disant : « Il est impossible de se détacher de Gaza, sinon par une tranchée, si profonde qu'elle coupe la bande de Gaza du globe terrestre... »

La vision stratégique

Pour sa part, Ménahem Clayn, professeur universitaire à Tel Aviv, fait partie de ceux qui croient qu'il n'y a aucun sujet de joie ou de quoi crier victoire. Il insiste sur l'absence de toute vision stratégique. Egalement, il insiste sur les conséquences désastreuses de l'opération sur les intérêts vitaux de l'Entité sioniste.

« Israël est un géant aveugle qui frappe sans aucun but politique », écrit-il dans le journal hébreu Yadiot Ahranot. « Cette opération n'a pas stoppé les missiles. Elle a affaibli Mahmoud Abbas de façon considérable. Elle montre encore une fois qu'Israël ne comprend pas les Palestiniens », exprime cet académicien sioniste spécialiste du conflit arabo-sioniste.

Quant au général réserviste Yacof Amidor, il constate que le gouvernement d'Olmert n’a qu’à faire comprendre aux habitants de Gaza, au Hamas et au monde entier qu'il y aurait une opération plus sanguinaire, s'il n'a pas eu un autre choix. Toutefois, le gouvernement continuera ses opérations, ajoute-t-il, jusqu'à ce qu'il comprenne, lui-même, qu'il faut « engager des négociations avec le Hamas, sinon réoccuper Gaza ».

Les missiles de la résistance

De son côté, Emanuelle Sivan, chercheuse orientaliste, croit en la nécessité de négocier avec le Hamas, du moins en ce qui concerne les missiles qui sèment la terreur dans les colonies sionistes.

Au sein même du gouvernement d'Olmert, il y a des voix qui s'élèvent contre cette affreuse campagne militaire. Elle a laissé plus de 120 tués et plus de 350 blessés, en majorité des civils. Elle n'a pas réussi à créer une nouvelle réalité politique, croit Ami Aylon, ministre sans portefeuille. Il appelle à un rapide dialogue avec la résistance palestinienne pour pouvoir stopper les missiles qui frappent de plein fouet les villes de Sdérot, Asqalan et d’autres localités israéliennes.

La ministre israélienne de l'éducation a sollicité son gouvernement pour qu’il entame immédiatement des négociations avec la résistance palestinienne. La situation devient insupportable au sud de l'Entité sioniste.

Ces critiques et appels ne viennent pas de rien. Ils sont basés sur des données politiques, militaires et sécuritaires. Les forces de l'occupation israélienne arrivent à un point dangereux d'incapacité et de déprime.

En définitive, ces critiques représentent un aveu bien explicite de l'impossibilité d'anéantir le Hamas, de bâillonner la résistance, de stopper les missiles, même en utilisant au long du temps les armes les plus sophistiquées. Il faut savoir que le Hamas est une organisation politique et religieuse engendrée par la résistance palestinienne. Une résistance qui défend la terre, les droits, les lieux saints palestiniens… Le Hamas est enraciné dans la conscience du peuple palestinien qui croit en lui, en sa vision, en ses programmes.

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The Gaza Bombshell


L’Administration Bush a secrètement tenté d’évincer le Hamas après les élections de 2006 remportées par le mouvement islamiste, déclenchant une crise interpalestinienne sanglante. Des documents confidentiels et la confirmation de sources palestiniennes et américaines indiquent que le président George W. Bush et la secrétaire d’État Condoleezza Rice avaient décidé d’armer et de financer, avec l’aide d’alliés arabes, une force du Fateh dirigée par l’ex-homme fort du mouvement à Gaza, Mohammad Dahlane, bête noire du Hamas. Cette force devait faire chuter le gouvernement du Hamas.

M. Dahlane a indiqué à Vanity Fair qu’il avait prévenu l’Administration Bush que le Fatah n’était pas prêt à disputer des élections législatives en janvier 2006, mais que la consternation avait été profonde à la Maison-Blanche quand le Hamas, considéré par Washington comme une organisation terroriste, a remporté le scrutin. Sans plan B, l’Administration Bush a été contrainte de passer à l’offensive. En octobre 2006, Mme Rice s’est rendue au Proche-Orient pour tenter de convaincre M. Abbas de se débarrasser du gouvernement mené par le Hamas et d’imposer l’état d’urgence. Un mémo du département d’État préparé à l’époque stipulait : « Si vous agissez selon ce cadre, nous vous soutiendrons à la fois matériellement et politiquement ».

Le projet états-unien, dont le Hamas a eu vent, a alimenté la lutte au pouvoir que se livraient les deux partis rivaux à Gaza et qui s’est soldée en juin 2007 par la violente prise de contrôle par le mouvement islamiste après avoir mis en déroute les services de sécurité de l’Autorité palestinienne.

Le plan secret a échoué, provoquant un nouveau revers pour la politique étrangère US sous Bush. Au lieu de chasser leurs ennemis du pouvoir, les combattants du Fatah, soutenus par les États-uniens, ont permis par inadvertance au Hamas de prendre totalement le contrôle de Gaza. Un ancien conseiller néoconservateur pour le Moyen-Orient du vice-président Dick Cheney, David Wurmser, a accusé l’Administration Bush de s’être « engagée dans une sale guerre dans le but d’offrir la victoire à une dictature corrompue (menée par M. Abbas) ». Il a indiqué à Vanity Fair que selon lui, le Hamas ne prévoyait pas de prendre le pouvoir dans la bande de Gaza en juin 2007, mais y avait été contraint par le Fatah. « Il me semble que ce qui s’est passé n’était pas tant un coup du Hamas qu’une tentative de coup du Fatah qui a été devancée avant de pouvoir se produire », a dit M. Wurmser.

(NDLR : De Cisjordanie, Condoleezza Rice a déclaré : « En ce qui concerne l’article de Vanity Fair que je n’ai pas lu, je ne vais pas le commenter. » Un porte-parole du département d’État, Tom Casey, a qualifié de « faux, incorrect, mensonger, idiot, ridicule » cet article baptisé « Iran-contra 2.0 » en référence à l’Irangate, lorsque certains membres de l’Administration Reagan furent impliqués dans un trafic d’armes avec l’Iran. Le Hamas a, pour sa part, dénoncé un « Gazagate ». « Cet article confirme l’implication de l’Administration états-unienne dans les évènements de Gaza », a affirmé le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri. « Ces révélations disculpent le Hamas et prouvent que le Fatah, qui a été instrumentalisé par les États-uniens porte la responsabilité de ce qui s’était passé », a-t-il ajouté. Le Hamas a toujours affirmé avoir été « amené » à prendre le pouvoir à Gaza par la force pour déjouer un complot orchestré par M. Dahlane avec le soutien de Washington pour l’évincer du gouvernement.


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Sept talibans talmudistes morts suite au massacre a Ghaza



From Khalid Amayreh in Occupied E. Jerusalem

En apparentes représailles aux récents massacres israéliens dans la Bande de Gaza (ou à l'assassinat par les agents israéliens, à Damas le mois dernier, d'Imad Mughniya, personnalité du Hezbollah), des guérilleros non identifiés ont attaqué jeudi les quartiers généraux du mouvement sioniste messianique religieux à Jérusalem Ouest, tuant et blessant plusieurs colons et soldats.

Selon les médias israéliens, au moins six colons-soldats ont été tués et plusieurs autres blessés. Au moins un guérillero palestinien a été tué.

"Il y a beaucoup de tirs et d'hystérie", dit à la radio une femme qui vit en face de l'école. Il n'y a pas immédiatement eu de revendication de responsabilité. On pense que l'attaque, hautement prévisible, est une revanche contre la tuerie perpétrée cette semaine par l'armée israélienne de plus de 120 palestiniens, dont la grande majorité étaient des civils innocents, dont plus de 13 enfants et nourrissons.

Le mois dernier, des agents du Mossad sont suspectés d'avoir assassiné Imad Mughniya, personnalité militaire dirigeante du mouvement libanais Hezbollah. Le Hamas, le Jihad Islamique et d'autres organisations palestiniennes ont juré de venger les tueries de Gaza. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrullah, a lui aussi juré de venger le meurtre de Mughniya.

Mirkaz Ha'rav, qui signifie littéralement "Le Centre du Rabbin", est un institut d'études talmudiques qui combine éducation religieuse et service militaire actif. Le Centre est considéré comme "le système nerveux central" du mouvement juif colonisateur, connu sous le nom de Gush Emunim, ou "bloc de la foi". Il publie aussi généralement des décrets religieux extrémistes qui autorisent les soldats israéliens à tuer d'innocents civils palestiniens, y compris les enfants.

Dove Lior, le rabbin colon de Kiryat Arba, est l'un des rabbins en vue affilié au Mirkaz Ha'rav. Mercredi, il a cité pour avoir dit que l'armée israélienne a le droit de tuer les civils palestiniens, dont les enfants. Le mouvement Gush Emunim adhère aux enseignements messianiques du Rabin Avraham Kook, qui pose comme principe que la création d'Israël en Palestine annonce le début de l'ère messianique et l'avènement du Messie ou Rédempteur.

Les sionistes messianiques croient aussi que les Juifs devraient essayer d'induire et de hâter le processus de rédemption par des actes de violence et de bains de sang contre les Palestiniens, de manière à générer agitation et guerre, un environnement propice à l'accélération de la venue du Messie.

Les chefs du Mirkaz Ha'rav sont violemment opposés à la paix entre Israël et les Palestiniens, ainsi qu'à la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie, à Jérusalem Est et dans la Bande de Gaza. Gush Emunim et le sionisme religieux en général sont représentés à la Knesset israélienne par un parti nommé "Ha'a Mifdal", acronyme hébreu signifiant "le Parti National Religieux".

Ce parti prône le nettoyage ethnique et/ou l'asservissement des Palestiniens comme porteurs d'eau et tailleurs de bois, selon les principes bibliques.

Un fort pourcentage d'officiers de haut rang de l'armée israélienne sont affiliés au mouvement sioniste religieux. lien
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Israël utilise-t’il des armes « thermobariques » interdites pour son holocauste ?

Le rapport déclarait : «Les caractéristiques communes à tous les corps des victimes sont l’absence de plaies importantes... Toutes les victimes ont un grave œdème interne et une hémorragie avec des pertes de sang par tous les orifices du corps. Tous les corps étaient couverts d’une poudre sombre et ils donnaient l’impression d’être noirs, mais ils n’ont pas été brûlés. Les vêtements et les cheveux n'ont été ni endommagés ni brûlés."




Non content de leur opération-bain de sang et aux nombreuses mutilations le week-end dernier, les Israéliens ne pouvaient pas résister à l’envie de revenir dans la bande de Gaza la nuit dernière pour faire pire.


Le gouvernement britannique ne semble pas critiquer le meurtre et le chaos imposé à la Bande de Gaza. Notre secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, David Miliband, a déclaré : «Je condamne les attaques à la roquette contre Israël. Ce sont des actes terroristes. Ils doivent être pris pour ce qu'ils sont : une tentative de briser le processus politique en cassant la volonté de ceux qui sont attachés à la paix."

Aucune condamnation des actes terroristes d'Israël, alors. Pas de reconnaissance que tout processus politique impliquant des hommes non représentatifs comme Abbas et Fayyad est voué à l'échec.

Pas de reconnaissance que la perspective de paix a déjà été sabordée par l'accélération des saisies de terres et le programme de colonisation illégale d'Israël.

Et le cher garçon semble encore tout à fait inconscient de l'inévitable ... Que quelqu'un, tôt ou tard, devra parler avec le Hamas. Les bonnes manières l’exigent, même si le bon sens fait défaut.

De toute façon, qui est Miliband, m’a demandé quelqu'un ? Et a-t-il écrit lui-même son discours ou les paroles lui sont fournies par certains écrivaillons sionistes de la Maison-Blanche ?

Eh bien, je n'en ai aucune idée. Miliband est sorti un jour du placard des « jeunes et brillants Travaillistes" et tout à coup il est devenu Secrétaire aux Affaires Etrangères sans aucune qualification pour le poste, une folie aggravée par le fait qu’il est un proche de l'ancien président des Travaillistes Amis d'Israël et de la Ministre pour le Moyen-Orient, le Dr Kim Howells.

Miliband a déclaré "catégoriquement" au Daily Mail qu'il ne croyait pas en Dieu. Peut-être cela explique-t-il pourquoi il a voté pour la guerre en Irak.

Alors, peut-on considérer également qu'il ne condamne pas les armes thermobariques quand ses copains américains et israéliens les utilisent contre des civils ? La question se pose parce que je viens de recevoir du Ministère de la Santé de la Bande de Gaza un rapport sur les effets des armes prohibées qu’Israël est soupçonné utiliser.

En juillet 2006, des médecins au Liban et à Gaza ont déclaré : «Nous n'avions jamais vu avant des plaies et des cadavres comme ceux qui nous arrivent ... quelles sont ces nouvelles armes qui causent ces horribles blessures et ces morts ?"

La grande majorité des victimes dans les deux endroits étaient des femmes, des enfants et des vieillards pris dans des attaques israéliennes dans la rue, au marché et dans leurs maisons.

Les bombes et les grenades thermobariques ne laissent aucune blessure visible.

Ce qu'ils ont vu a conduit les médecins à penser qu'une nouvelle génération d'armes était utilisée dans les deux territoires. Par exemple, à Sidon, 8 victimes (3 enfants, 4 hommes et une femme) ont été décrits ainsi : "On peut penser qu'ils ont été brûlés, mais ils ne l’ont pas été, seule leur couleur est sombre, ils sont gonflés, et ils ont un terrible odeur. Les cheveux ne sont pas brûlés et ils n’ont aucune blessure sur le corps».

En raison de la forte odeur des cadavres, le médecin-chef a dit qu'il ne pouvait pas respirer correctement pendant au moins 12 heures après s’en être occupé.

Le rapport déclarait : «Les caractéristiques communes à tous les corps des victimes sont l’absence de plaies importantes... Toutes les victimes ont un grave œdème interne et une hémorragie avec des pertes de sang par tous les orifices du corps. Tous les corps étaient couverts d’une poudre sombre et ils donnaient l’impression d’être noirs, mais ils n’ont pas été brûlés. Les vêtements et les cheveux n'ont été ni endommagés ni brûlés."

Des échantillons de peau de six cadavres ont été analysés pour l'histologie dans deux laboratoires indépendants. Les résultats n'ont révélé aucune altération des éléments de la peau et du derme et aucun signe de brûlures. Tous les échantillons ont montré des particules de couleur sombre qui couvrent la peau, une coloration histologique pour le fer.

Une étude au microscope électronique a montré la présence de phosphore, de fer et de magnésium au-dessous du niveau normal de détection. Une analyse d’éléments déposés sur la peau d'une victime a révélé qu'ils contenaient principalement du carbone et de l'oxygène, et des quantités moindres en fer, silicium et calcium. Certains de ces éléments sont utilisés dans la formule des particules comme additifs pour carburants afin d’augmenter l'explosion des bombes ou grenades thermobariques.

Les explosifs thermobariques, ou Fuel-Air-Explosive (FAE), fonctionnent en deux étapes. L’obus, ou le réservoir, s’ouvre en propageant le mélange explosif comme un excellent aérosol, puis il s’enflamme, créant une onde de choc de surpression se déplaçant à 3 km par seconde, et brûlant tout l’oxygène disponible.

Le site internet de Global Security décrit l'effet d'une bombe thermobarique : "Ceux à proximité du point d'impact sont détruits. Ceux qui sont à la périphérie risquent de souffrir de nombreuses blessures internes et donc invisibles, y compris l’éclatement des tympans et l’écrasement des organes internes de l’oreille, de graves commotions, un éclatement des poumons et des organes internes, et éventuellement une cécité. La destruction, la mort et les blessures sont causées par l'onde de choc."

Une amélioration de la performance est obtenue en ajoutant un surplus de métaux au mélange explosif, l'aluminium et le magnésium étant des métaux de choix.

Un rapport sur le site de Defense Technology estime qu'au lieu de blessures par shrapnel/morceaux d'obus, un dispositif thermobarique produit un effet de souffle.

«Chaque type de tissu, en interagissant avec l'onde de choc, est comprimé, étiré, tordu ou désintégré par une surcharge en fonction de ses propriétés physiques. Les organes internes qui contiennent de l'air (les sinus, les oreilles, les poumons et les intestins), sont particulièrement vulnérables à l'explosion."


Les États-Unis utilisent des mignonnes grenades thermobariques de 40mm mises au point pour la guerre contre le «terrorisme» en Afghanistan.

Est-ce un trop gros effort d'imagination que de supposer qu'ils en fournissent pour une utilisation dans des lieux comme Gaza ?

Ces petites beautés produisent "une explosion de surpression thermobarique plutôt qu’une fragmentation. À la suite de la réaction thermobarique, tout ennemi personnel se trouvant à portée du rayon subira des effets mortels par opposition aux munitions à fragmentation conventionelles."

Les grenades ressemblent à des lance-roquettes et sont tirées par une arme d’épaule agressive à cylindre rotatif multi-chambre. "Vous pouvez tirer six coups sur cible en moins de trois secondes," dit un caporal du Corps des Marines. "J'ai pensé que cette chose était malsaine." Juste le boulot, alors, pour éliminer les lanceurs de roquettes Qassam et leurs familles et amis et toute personne qui se trouve autour ....

Dans les cas des victimes examinées, l'arme utilisée n'a laissé aucune trace visible à l'œil nu ou détectable par des instruments couramment utilisés dans les hôpitaux et les urgences. Il est d'autant plus difficile d'offrir des soins pour les blessés.

«Ces armes ne laissent pas de fragments sur ou dans les corps des victimes et ce fait les place déjà en dehors des conventions de guerre établies, peu importe si elles sont utilisées contre des militaires ou des civils», disent les médecins.

Selon les Conventions de Genève (Protocole relatif aux fragments non détectables), "il est interdit d'utiliser toute arme dont l’effet premier est de blesser par des éléments qui échappent à la détection par rayons X dans le corps humain ".

Bien sûr, rien de tout cela n'est nouveau pour l'industrie de l'armement. Mais c'est le moment pour le public - qui paie pour le développement de telles armes et pourrait un jour en être victime – d’en savoir plus sur le sujet.

Heureusement, ici, en Grande-Bretagne, nous semblons être un peu plus gênés que nos alliés concernant les armes thermobariques interdites. On dit que notre gouvernement éclairé a opté pour une technologie d’explosifs améliorés, qui est destiné à se conformer pleinement au droit international humanitaire.

Comme c’est attentionné. Espérons que les femmes, les enfants et les vieux copains qui les recevront apprécieront la différence.

Je suppose que la Grande-Bretagne optera le plus vite possible pour une conduite morale.
Source : http://bbsnews.net/
Traduction : MG pour ISM
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Tapis Rouge pour Le Boucher Sioniste aux Mains Rouges : Shimon Pères


Voici le reportage du massacre de Qana qui eut lieu le 18 avril 1996. C'était sans aucun doute un acte terroriste, effectué par un État qui s'est du coup révélé être un menteur sans vergogne.

18 avril 1996 : MASSACRE A QANA

Robert Fisk fut le premier journaliste à pénétrer l'enceinte des Casques Bleus du Fidji après qu'elle fut attaquée par des obus de proximité au plus fort des bombardements israéliens du Sud Liban l'année dernière. Au cours de sa description très détaillée et émouvante, qui fit couler les larmes de plusieurs membres du public, il raconta la scène alors qu'il entrait dans le camp.



"Le sang coulait à flots depuis les portes de l'enceinte des Nations Unis, dans laquelle ces pauvres gens avaient trouvé refuge. C'était les portes de l'enfer. Alors que je pénétrai à l'intérieur, je vis une petite fille entourant de ses bras le corps d'un homme d'âge mûr, berçant le corps de droite à gauche et gémissant et pleurant sans cesse "mon père, mon père" Il y avait des bébés sans tête, des femmes sans bras. Je n'oublierai jamais ce que j'ai vu. J'ai tout décrit dans le quotidien qui m'emploie."

Il raconta ensuite toute l'histoire du massacre de Qana. Le fait qu'il parlait le 18 avril, exactement un an après l'attaque d'Israël, rendit sa présentation d'autant plus poignante.

"Pour nous reporters de l'époque - et pour les Nations Unis - la vérité ou autre de l'explication d'Israël - qu'ils n'avaient jamais eu l'intention d'attaquer la base Onusienne, ni les civils musulmans qu'elle protégeait - reposait sur leur affirmation qu'ils ne pouvaient pas voir où tombaient les obus. Mais les survivants, des soldats de l'ONU comme les réfugiés, ont tous témoigné avoir vu un avion israélien sans pilote capable de prendre des photos de reconnaissance, survoler le camp pendant le massacre. Et si c'était vrai, alors la conclusion était évidente : les Israéliens savaient très bien ce qu'ils faisaient."

Après avoir interrogé les réfugiés et les soldats des Nations Unies, Robert Fisk entendit des rumeurs à plusieurs reprises qu'un soldat de l'ONU d'une base proche avait filmé tout à fait par hasard le bombardement de Qana ainsi que l'avion de reconnaissance israélien. Sa recherche du film mystérieux resta sans succès. On lui dit que les personnels de l'ONU avaient reçu les ordres strictes de ne pas parler de son existence à qui que ce soit. Deux jours après les funérailles communes des victimes du massacre de Qana, la sonnerie du téléphone de Fisk retentit dans son appartement de Beyrouth. Une voix anonyme lui donna une référence sur une carte et ajouta : "13h".

L'audience de Fisk restait captivée par son récit émouvant, peut-être l'événement principal de la soirée, et mérite d'être reproduit mot à mot. La référence de carte indiquait un carrefour à l'extérieur de Qana.

« Je n'ai jamais conduit aussi vite jusqu'au Sud Liban. A 13h, dans mon rétroviseur, je vis une Jeep de l'ONU s'arrêter derrière moi. Un soldat de l'ONU en tenue de combat et portant le béret bleu s'approcha de moi, me serra la main et dit : "J'ai fait une copie de la vidéo avant que les Nations Unies ne la saisissent. On y voit l'avion. J'ai pris une décision personnelle. J'ai deux enfants en bas-âge. Du même âge que ceux que j'ai portés, morts, dans mes bras à Qana. C'est pour eux que je le fais." Et de sa chemise kaki, il sortit une cassette vidéo et la jeta sur le siège passager de ma voiture. C'était, je pense rétrospectivement, l'acte individuel et personnel le plus dramatique que j'ai jamais vu faire un soldat. Les grands pouvoirs peuvent parfois essayer de cacher des choses, mais les petites gens peuvent parfois gagner. »

Le film à l'état brut, sans coupures, montrait clairement la base des Nations Unies de Qana sous les bombardements avec l'avion sans pilote au-dessus. Fisk commenta la projection de la vidéo au public, montrant la trajectoire et la direction des obus qui venaient de l'extérieur. Un hélicoptère israélien était également visible au-dessus de Qana au moment de l'attaque, larguant des balises lumineuses pour éviter les missiles à tête chercheuse thermique. Qana était recouverte de fumée tandis que les obus d'artillerie tombaient du ciel. A un moment, les flammes étaient clairement visibles dans la base de l'ONU. Fisk annonça en montrant l'écran,

"Ici, c'est la salle de conférence en feu. Il y a environ 50 personnes qui sont en train d'être brûlées vives en ce moment. Cette fumée, continua-t-il, montrant une autre section proche sur l'écran, provient en fait de la crémation de ces gens alors que les murs prennent feu."

Le public restait immobile et silencieux comme des jurés dans un tribunal, tandis que Fisk présentait ses preuves avec la précision méticuleuse et le sang-froid d'un avocat de l'accusation démolissant de façon convaincante l'argument principal des avocats de la défense. Après que la vidéo fut arrêtée, il retourna sur le podium et finit son discours sur les phrases suivantes :

"C'est ici, je crois, que le travail du journaliste doit s'arrêter et que les faits historiques doivent prendre la relève. Pour votre gentillesse ce soir, mesdames et messieurs, et pour votre gentillesse de m'avoir invité à Ottawa pour vous faire cette présentation, je vous remercie beaucoup."

Un tonnerre d'applaudissement et une ovation debout s'ensuivirent.

Source : The Palestine Times daté de juin 1997



Robert Fisk, reporter vétéran du Moyen Orient, présenta une conférence le mois dernier devant un public de 350 personnes, à Ottawa au Canada, intitulée "Menaces, Mensonges et Vidéo : Être correspondent au Moyen-Orient" . Le titre aurait pu aussi bien être : "Honnêteté et Intégrité Morale : Être correspondent au Moyen-Orient". Avec un style oral pénétrant et une diction anglaise parfaite, il parla pendant 1h45, s'appuyant sur son expérience de 30 ans comme journaliste professionnel, dont 21 passés en tant que correspondent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Traduction française par le Site Al -Oufok


Après le massacre, confronté au tollé et la réprobation internationale, Shimon Pères a déclaré, imperturbable :

« A mon avis, tout a été fait de façon logique et responsable. Je suis en paix avec moi-même ».

Finalement, Shimon Pères n'a pas été réélu et le poste de secrétaire général de l'ONU qu'il convoitait lui a également échappé.

Vidéo du JT de FR 3 Massacre de Qana jeudi 18 avril FR3 Avril 1996 Source INA.fr.
A noter la liberté d'expression du JT de l'époque. Depuis le rouleau compresseur de la propagande et des pressions sionistes ont fait leurs ravages dans les médias. Source.


Vidéo de Qana


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50.000 Palestiniens aux funérailles des quatres combattants assassinés à Bethléem

Aujourd'hui, environ 50.000 palestiniens ont convergé vers la Place Manger, au centre de Bethléem, pour les funérailles des quatre combattants palestiniens assassinés par des forces israéliennes clandestines dans la nuit de mercredi.

Les proches des défunts ont porté les corps de Mohammad Shahada, Issa Marzouq, Imad Al-Kamel, et Ahmad Bilboul sur leurs épaules, depuis leurs maisons jusqu'à la place centrale, puis à la Mosquée Omar Bin Al-Khattab voisine.

Les corps étaient enveloppés dans des drapeaux du Hezbollah, en signe de fidélité au mouvement de résistance et parti politique libanais.

Les écoles, les magasins, les restaurants et autres bureaux ont fermé leurs portes pour observer une grève générale dans toute la ville. Les rues du centre ville de Bethléem, habituellement animées, étaient vides.

Pour montrer leur unité face à l'occupation, les membres de nombreuses factions politiques palestiniennes ont assisté à la cérémonie.

Dans des discours à la foule, les représentants du Haut Comité National et des Forces Islamiques, le Front Populaire de Libération de la Palestine et le Jihad Islamique ont dénoncé l'agression continuelle israélienne contre les Palestiniens. Le Parti du Peuple Palestinien, communiste, était également présent.

Kamil Hamid, du mouvement Fatah, a demandé que les collaborateurs et les espions qui aident l'occupation israélienne soient appréhendés.

Depuis la place jusqu'à la mosquée, l'Eglise de la Nativité a fait sonné le glas.

Les quatre résistants palestiniens ont été tués dans leur voiture par les forces spéciales israéliennes dans la nuit de mercredi. Mohammad Shahada était le chef local du Jihad Islamique.

Traduction : MR pour ISM, maannews
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« Washington cherche à approfondir les divisions palestiniennes »


Al-Ahram Hebdo : Le Djihad islamique a participé avec le Hamas à des discussions avec des responsables sécuritaires égyptiens sur la possibilité d’une trêve militaire avec Israël. Où en êtes vous ?

Khaled Al-Batch : L’idée d’une accalmie avec Israël a été proposée depuis longtemps au mouvement du Djihad islamique. Mais nous avons clairement dit que la balle est dans le camp israélien. C’est Israël qui poursuit ses attaques. Cependant, quand la partie égyptienne a dernièrement soumis l’idée de l’accalmie et de la suspension des tirs de missiles, nous avons répondu que l’accalmie doit être réciproque, globale et mutuelle, qu’il faut libérer les détenus palestiniens et qu’Israël doit arrêter ses attaques contre les civils dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Nous avons également répondu qu’il faut étudier, avec le dossier de l’accalmie, ceux de la conciliation nationale, de la levée du blocus, de l’ouverture des points de passage et de la remise en ordre de la maison palestinienne intérieure. Si ces idées sont acceptées, nous discuterons de l’affaire avec la partie égyptienne dans une prochaine rencontre. Si Israël arrête ses attaques, nous étudierons positivement ces questions. Par contre si Israël poursuit ses attaques contre le peuple palestinien et si les Palestiniens ne parviennent pas à réaliser une réconciliation nationale, il sera difficile pour nous au sein du mouvement du Djihad d’accepter une accalmie avec l’ennemi.





Quelles sont les chances d’une réconciliation entre le Fatah du président Mahmoud Abbass et les islamistes du Hamas et du Djihad ?

— Nous ne pouvons nier le rôle américain qui entrave le dialogue national palestinien. En effet, l’Administration américaine refuse la reformulation du projet national palestinien selon des fondements nationaux. Les Américains ont tenté d’approfondir la division interne des Palestiniens et ont soutenu Israël dans toutes ses opérations militaires afin d’approfondir cette division et de créer une entité à Gaza et une autre en Cisjordanie. Ils ne veulent ni une union ni une réconciliation. C’est pourquoi ils font pression pour empêcher le dialogue entre les différentes parties palestiniennes. Ceci est fort dangereux, mais je pense en tant que Palestinien et en tant que membre du Djihad que le dialogue sera engagé à la fin. J’espère que ce dialogue verra le jour le plus tôt possible.

Le président Mahmoud Abbass a d’ailleurs déclaré au cours de sa dernière rencontre avec les Egyptiens qu’il était prêt à effectuer une réconciliation. Idem pour le Hamas. L’Egypte, l’Arabie saoudite, le Yémen ainsi que d’autres parties arabes déploient de grands efforts dans cette direction. Le Djihad islamique a déclaré qu’accepter une accalmie avec Israël est conditionné par la réconciliation. Ce afin de faire pression sur les Américains et sur tous ceux qui ne veulent pas du dialogue inter-palestinien.

Dans ce contexte, je fais appel à l’Egypte, à l’Arabie saoudite et au Yémen ainsi qu’aux autres parties arabes pour qu’ils fassent pression dans la voie de la réconciliation et du dialogue, car la division a porté préjudice à la cause palestinienne. L’état de division interne ne bénéficie à aucune partie arabe et ses répercussions ne se limiteront pas à Gaza. Elles s’étendront à tous les pays arabes.

Pensez-vous que le succès du dialogue inter-palestinien est lié aux politiques de parties régionales qui ont d’autres intérêts incompatibles avec ceux des factions palestiniennes ?

— Je ne suis pas d’accord avec cette assertion. Cependant, je ne peux omettre l’importance du rôle arabe. En effet, la cause palestinienne est une cause arabe et islamique et chacun a un rôle dans le soutien au peuple palestinien. Cependant, lier notre réconciliation et notre union nationales à la bonne volonté de parties d’ici et là est insensé. Les seuls perdants de la réconciliation sont Israël et les Américains et les plus grands gagnants sont le peuple palestinien et les pays arabes. Cependant, nous ne lions pas notre destin à des équilibres et des donnes régionaux malgré leur influence importante sur la cause palestinienne.

Pensez-vous qu’Israël s’apprête à une grande action militaire contre la bande de Gaza, notamment après l’attaque palestinienne, la semaine dernière, à Jérusalem-ouest ?

— Israël n’attendait pas l’attentat de Jérusalem pour attaquer le peuple palestinien. Quand il a tué 140 Palestiniens à Gaza, l’attentat de Jérusalem n’avait pas encore eu lieu. Israël a pris la décision d’entreprendre une escalade pour retrouver le prestige perdu de son armée au Liban ou du moins pour retrouver la confiance de ses citoyens en son armée après les tirs continus de roquettes en réponse aux massacres israéliens. Israël n’arrêtera pas ses attaques contre le peuple palestinien à Gaza. Nous effectuons notre devoir de nous défendre. Bien qu’il ait tué plus de 140 Palestiniens, blessé quelque 400 autres et détruit de nombreuses maisons, Israël a découvert que la résistance n’a pas capitulé et que l’objectif de l’opération ne s’est pas réalisé.

Je pense que la réduction des attaques contre la bande de Gaza est liée à l’invitation lancée par Condoleezza Rice d’ouvrir le dialogue entre Palestiniens et Israéliens pour parvenir à une accalmie et réduire la tension, afin que le sommet de Damas se termine sans problèmes. L’objectif est que les leaders arabes ne prennent pas de décisions dans la direction de retirer l’initiative de paix arabe, de soutenir le peuple palestinien, de suspendre la normalisation avec Israël ou de lever unilatéralement le blocus qu’impose Israël. C’est pour toutes ces raisons que Mme Rice a voulu barrer la route aux leaders arabes et à tous les appels à un soutien du peuple palestinien. Elle cherche à faire baisser la tension jusqu’à la tenue du sommet arabe à Damas.

Le président Mahmoud Abbass soutient que l’organisation d’Al-Qaëda est désormais présente dans la bande de Gaza. Qu’en pensez-vous ?

— Ceci n’a rien de vrai. Al-Qaëda n’a aucune présence à Gaza. Cependant, nous plaçons les déclarations échangées entre Abou-Mazen et le Hamas à ce propos dans le cadre de la tentative de faire pression l’un sur l’autre. En d’autres termes, chaque partie essaye d’influencer l’autre partie et de la placer dans une situation difficile. Partant, ces déclarations se situent dans le cadre de la crise palestinienne interne. C’est pourquoi nous disons qu’il ne faut pas accorder une attention à ces dires et nous devons avancer sur la voie de la réconciliation et du dialogue. De plus, nous devons arrêter de prononcer des déclarations qui n’avancent en rien et qui ne consolident pas le dialogue. Ces déclarations sont dangereuses et portent atteinte à notre cause. Je pense qu’il ne faut pas exagérer la division ainsi que les hostilités internes. C’est pourquoi j’invite Abou-Mazen ainsi que les membres de Hamas à saisir l’occasion pour avancer sur la voie du dialogue et de la réconciliation.

La revue américaine Vanity Fair a dévoilé que l’Administration de George Bush planifiait le renversement du gouvernement de Hamas par la force en soutenant Mohamed Dahlane, l’ancien conseiller de la sécurité nationale du président Mahmoud Abbass. Mais, le Hamas a découvert ce plan et l’a avorté avant son exécution. Qu’en pensez-vous ?

— Le mouvement du Djihad islamique pense que l’Administration américaine actuelle est responsable de la crise palestinienne actuelle, de la mort du président Arafat et de l’avortement des efforts d’établissement de l’Etat palestinien indépendant. Elle est également responsable aujourd’hui de la crise du président Mahmoud Abbass et du peuple palestinien tout entier, ainsi que de l’effondrement du gouvernement de l’union nationale qui était présidé par Ismaïl Haniyeh. Partant, les Américains sont responsables de tous les drames du peuple palestinien. Bien que nous soyons convaincus au sein du Djihad que le rôle américain a toujours été négatif dans la région, nous disons que la publication de ces informations à ce moment vise à renforcer la division et empêcher la réconciliation entre le Hamas et le Fatah. En effet, il existe actuellement des efforts égyptiens, saoudiens, yéménites conjoints avec l’aide du Djihad islamique. Mais, les Américains ne veulent pas que cette réconciliation voie le jour. C’est pourquoi ils commencent aujourd’hui à sortir ces informations.

Propos recueillis par Achraf Aboul-Hol

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Un boycott reussi : alon du livre ?

Il n’est pas étonnant de la part de sioniste aigri de se déclarer universel. Leur universalité se limite uniquement dans leur sphère idéologique. Ils sont seuls a détenir le secret de l’universalité, et son même capable de se dire de la culture universelle, comme vous le voyez dans leur diatribe : « la Culture Universelle ! ». si certain se regroupe en tribu, ou en communauté, le sionisme, lui, se déclare LA culture universelle, et bien entendu, il n’y aura pas de place pour d’autres cultures que celle de l’excroissance sioniste. C’est normal, vous allez me dire, puisque LA culture universelle, est directement liée a celle du peuple Zelu. Qui de vous, non sioniste, peut il oser se définir comme de LA culture universelle ? personne, sauf La culture universelle du peuple Elu. Voici, un phénomène qui se répand dans l’hémisphère nord du monde grâce a cette culture sioniste. En réalité, elle n’est pas autre chose que de la propagande qui ne tourne qu’autour de leur immense nombril, appelé communément, le peuple Zelu.

En effet, comme ils le disent si bien, tout autre culture qui se prétendrait universelle, ne peut être qu’une culture terroriste. Car toute chose venant d’une culture que celle du peuple Zelu, ne peut etre considérée autrement qu’une falsification de leurs nombreux mensonges. Cette attitude, de vouloir montrer une autre culture, rend aigri, odieux et fielleux tous les sionistes perverties par leur propre propagande. Imaginons, un instant hitler disant aux juifs qu’ils sont des terroristes, qu’ils va les exterminer, qu’ils les déportent, qu’ils les affament, mais lorsqu’ils s’agit de culture, ils (les juifs) devront se présenter… car le savoir est immensément nécessaire a la civilisation : « quelles pertes pour le Savoir ! » disent ils.

D’ailleurs, hitler aimait beaucoup les livres, les écrivains juifs, il avait même un scribe juif, un coiffeur juif…mais restons dans la logique du sioniste infecté de haine. Hitler donc, propose une grande exhibition de propagande : un théâtre, un concert jean Sebastien Bach, un repas festif et tout cela irrigué de sang par une parade de hitler devant des juifs meurtries. Ont-ils accepté, les juifs ? et bien non, sauf quelques petits personnages a la recherche de leur identité, ou d’une consécration.

Oseriez vous venir devant hitler le saluer, ou participer a une propagande tel que celle-ci alors, que 5 jours avant, des bombes monstrueuses tombaient sur un peuple désarmé ; ou il y a eu 137 morts, dont 66 enfants et 47 femmes qui protégeaient leurs enfants (sans compter les deux nourrissons). Vous qui etes si civilisés, oseriez vous, vous présenter devant votre bourreau pour lui faire du charme, ou lui tendre une main alors qu’il (hitler) se sent l’ame d’un tortionnaire nécessaire a sa race ou a son peuple Zelu. Non, bien entendu, toute personne logique, plus qu’un sioniste, ne pourrait se présenter devant l’assassin de sa famille, de ses amis, de ses racines. C’est ce qu’on appelle etre HUMAIN.

Alexandra Besymenski, s’était confiée au Spiegel et imagine bien que son père a dû «trouver cela étonnant que des millions de juifs et de Russes meurent à cause de l’idéologie de Hitler, alors que celui-ci aimait leur musique». : ceci pour vous dire, que hitler n’avait pas peur non plus d’exiger d’être aimé par ses victimes, ou de les traiter de terroristes, ou simplement d’ironiser sur leur culture, considérant ainsi qu’il était celui de la race supérieur.

Encore, une fois, la race élu et supérieure, considère qu’elle est seule a détenir les Cultures, la civilisation et le savoir et la démocratie etc… les sionistes ou juif sionistes culturellement civilisée par leur nombrilisme s’assimilent véritablement a un dieu matériel… qui n’est pas le leur, mais qu’ils ont créé grâce a leur idéologie. En réalité, ils n’ont pas évolué depuis le veau d’or. Ils ont depuis, la sacralisation de ce veau d’or, estimé qu’ils étaient les seuls a se comprendre et a organiser des bassins de culture aussi grand que leur nombril.

Il est très facile de les dévoiler, ou simplement de les débusquer. Lorsqu’ils se retrouvent emmurés derrière leur propre mur, ils se retranchent derrière l’antisémitisme des uns, ou derrière l’obscurantisme des autres. Leur langage est facilement maîtrisable, les blancs sont des antisémites s’ils se confondent dans l’opposition a leur civilisation culturelle et les arabo-musulmans se retrouvent dans le compartiment obscurantisme s’ils évoquent un seul instant leur désaccord. Quoi qu’il en soit, personne n’a le droit, selon eux, de contredire, ou d’infirmer leur propos en conséquence de quoi vous etes immédiatement « acculturellement » civilisée par eux.

N’en déplaise a la note discordante, vous serez constamment imagé par des propos fondamentalement aigri, qu’ils ne considèrent pas comme des propos extrémistes. Pour eux, toutes les dérives de mots, toutes les manifestations hostiles, violente, ou agressif sont dû a leur adversaire. C’est un peu le chien, un compagnon de 2000 ans, qui vous mort la main parce qu’il considère qu’il n’est plus votre ami. Tant que vous lui tendez la main, a coup de financement, de propagande et d’excuses perpétuelles, vous serez tranquille, mais s’il arrive que vous vous leviez, en disant stop a leurs dérives sectaires, alors soit vous etes antisémites, soit vous etes obscurantistes.

D’ailleurs, les sionistes ne cite personnes d’autre que les leurs. Ils n’arrivent pas a concevoir un monde multipolaire, ou tout autre culture est permise… non, bien au contraire, lorsqu’ils parlent d’un échec du boycott contre eux, comprenez que le boycott est une véritable réussite et même s’il n’a pas été suivi religieusement, il est évident que de plus en plus de personnes se sentiront désabusés, ou honteux de participer a cette mascarade israélite. Evidemment que les gens vont en parler, il y aura les pour et les contres. Mais il y aura tres certainement une grande majorité qui se poseront la question et iront vers ces palestiniens pour comprendre leur situation. Les médias sont si partisans, que les gens vont sentir l’appétit de comprendre cette situation, et ces derniers n’iront pas vers ceux qui contrôlent la médiatisation…

Continuons dans leur idéologie… ils manipulent les peuples grâce a leur souffrance antique : « les livres qui brûlent, déchirés, et le refus de … etc »… mais n’ont-ils pas fait pire que cela ? les sionistes ont bien boycotté Dieudonné, l’ont agressé, tabassé, et humilié par des textos. D’ailleurs le boycott de la culture humoristique française a été monstrueusement suivi par tous les sionistes et tous les medias. A croire donc, que ces medias sont contrôlés par les sionistes… mais je divague peut etre. Dieudonné est un artiste et fait partie de la culture française. Est elle proposé par israel, par les medias français ? non, car ils boycottent la civilisation, la culture, l’amour du texte etc… et je peux continuer ainsi avec de long discours doucereux….

Tarik Ramadan a-t-il été boycotté, insulté, lynché en public car il défendait ses valeurs et était contre leur idéologie. Donc, lorsque l’on a un noir artiste, et un intellectuel musulman, ils ne sont pas considérés, mais il faut que les français fassent des goûts de chiottes de la culture israélite une référence. Sorry, mais moi je ne veux etre vu comme un collabo dans 40 ans : et d’accuser, aujourd’hui, vos victimes, messieurs les sionistes. Dans 40 ans, je voudrais regarder derrière moi et me dire : non, je ne me suis pas assis a la même table que l’hitler israélien. Non je lui ait pas serré la main. Non, je n’ai pas acquiescé toute ses pleurnicheries existentialistes. Je suis honnête avec mes convictions, et sincères avec tous les peuples et surtout ceux qui souffrent de la barbarie inhumaine… celle du sionisme.

Et puis enfin, pour un sioniste qui ne s’ignore pas, la quantité de livre est à leurs yeux importantes. Elle est d’autant plus importante que la qualité est qualifié de secondaire voir de « pinailleurie ». Un exemple parmi tant d’autres, BHl a le don de sortir un livre, voir 2 ou 3 par an, et ils sont tous conçus dans les mêmes tables : un romanquete de l’histoire vue et revisité.

Dans 40 ans, ils (les sionistes) seraient capables de nous affirmer qu’il y a eut plus de mort israélites que de palestiniens et que les méchants palestiniens ont créé des camps de concentration, limité les déplacements voir interdit, ont coupé l’électricité et affamé le peuple zelu. Ils pourraient donc nous dire qu’il y a eux 6 millions de morts en Palestine en raison des attaques incessantes des palestiniens. Le mensonge est une arithmétique chez eux, ils ont ce don que personne n’aura, car trop honnête de transformer la réalité par une propagande qu’aurait soutenu l’un des leur (puisqu’ils ne se citent qu’entre eux).

Le nombre de livre est bien plus important que la qualité de leur torche fesses. Et j’en ai un bel exemple de torche fesses, celui de « l’intellectuel » Mr Zemmour, que j’ai cité et démontré les invraisemblances de son texte dans son livre. Et bien, sachez que toutes les œuvres bouffonnes que les sionistes peuvent sortir par ci ou par là sont écrits a partir des mêmes tables. Le nombre de livre, est un parallèle, dans le subconscient sioniste, du nombre d’argent détenu ou du nombre de kilo d’or ou de diamant assemblé. C’est une histoire de quantité et toute l’histoire sioniste est basé sur le « nombre de… ». et qu’est ce qui fait le nombre ? le tribalisme sioniste. Lorsqu’ils y a un sioniste qui arrive a se placer par mégarde dans un grand repère d’éditeur sioniste, il fait profiter toute la tribu… et c’est cela qui importe pour un sioniste. Plus un mensonge est répété de nombreuses fois, et plus il devient vérité aux yeux des plus crédules.

Oui mes chers amis, le sionisme c’est cela. Mais sachez que n’importe qui d’entre vous peut pondre un texte de milliers de page sur la seule base subjective. L’essentiel est de dire la vérité, et non la quantité. L’histoire de la culture sioniste est lamentablement identique a l’histoire d’Uruk qui a décliné progressivement par son arrogance. La culture sioniste se traduit par : « qu’importe la vérité, c’est le marketing qui compte »
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Le déclin de la littérature israélite

Beaucoup de sionistes se déclarent être fiers de la littérature israélite, et s’acharnent a en faire une culture exceptionnelle. Mais qu’en est il véritablement ? en réalité, la culture israélienne est en déclin en raison de sa dissemblance. Si, dans certains pays, la diversité apporte une fraîcheur a la littérature autochtone, celle israélite se consume rapidement dans les archives d’un temps obsolète. Et pour cause, des gens de tout horizon se sont installés illégalement en Palestine sans aucune culture, savoir, et acquis commun.

On ne peut comparer les archives vieillots de la culture israélite a celle de la littérature française du passé. Cette dernière est ample et restera riche, attirant toutes sortes d’étudiants, de chercheurs, d’experts et de curieux a venir dans nos contrées pour les étudier, pour comprendre le style d’un passé aisé en dialectologie. Nous aimons tous lire des livres écrits dans un ancien français, nous étudions tous cette langue si belle et si savoureuse a nos oreilles. Contrairement a la littérature israélite, la langue a très rapidement évolué vers un dialecte policé, non pas pour s’enrichir, mas se dégrader consciemment ou involontairement.

C’est tout a fait prévisible, en raison d’une construction superficielle de la langue et adaptée a une nouvelle population composée d’étrangers, pour la majorité, d’individu provenant de tous horizons, de tous les pays. Leur première instruction n’est nullement les avancées de la civilisation, comme ils aiment le crier, mais plutôt une littérature militariste, expansionniste, qui verse dans la haine d’autres cultures possiblement opposée a la leur (c’est ainsi qu’ils le conçois)…

D’ailleurs, nous avons des affirmations de quelques écrivains israélites comme Benny Ziffer qui précisent bien : « Je trouve qu’il y a un appauvrissement significatif de la vie intellectuelle israélienne, ce qui se voit dans le manque de discussion sur les idées et le faible nombre d’essais intéressants… » il est important donc de faire paraître de nombreux livres sionistes au dépens de la qualité. Ce qui exprime bien que le fond de la littérature sioniste est basé uniquement sur de la propagande : un intérêt considéré par eux comme vitale.

Dans l’interview de nonfiction.fr, Benny Ziffer (voir photo) precise une chose fondamentale, a savoir : « Nous vivons dans une société qui a besoin d’un prophète et en Israël, ce sont les militaires et les écrivains qui jouent ce rôle. ». il révèle ainsi au plus dure des sionistes que la littérature israélite est composée essentiellement d’une élite intello-millitariste. Et qu’il est donc difficile de sillonner un livre, sans rencontrer une intoxication, même non guerrière, en faveur d’une idéologie sioniste. La littérature israélite est en déclin, confirmé par Benny Ziffer, car elle se retrouve de plus en plus dans le mamelon d’un esprit militariste : « Mais ces auteurs sont aujourd’hui fatigués et il n’y a personne pour permettre un passage de témoin. Du coup, les figures tutélaires ne sont plus que des militaires ! »
Il va même jusqu'à confirmer mes soupçons, en affirmant que les écrits hébreux d’écrivains arabes sont de plus en plus visibles, cependant, il est difficile de faire traduire de l’arabe vers l’hébreux beaucoup de livres intéressants. Ceci peut être en raison d’une intolérance, ou d’une incapacité de ce détacher de leurs tribalismes archaïques.

Dans ce cas, la question est posée, devons nous boycotter la « littérature » israélite ? oui, je l’affirme et d’ailleurs, je suis parfaitement d’accord avec Benny Ziffer lorsqu’il dit dans son interview : « C’est à mon avis le meilleur moyen de ne pas faire le jeu des ennemis d’Israël, non pas en participant à cette mascarade du Salon du Livre, mais en étant les premiers à la dénoncer. » la critique de ce salon du livre ne doit pas rester aux seuls pays arabes, mais doit aussi appartenir aux israélites… c’est ainsi que les israélites resteront, face au monde, de grands écrivains… si seulement ils ne jouaient pas le jeux de la propagande politico-mafieuse du salon du livre.
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"Je suis venu, j'ai vu, j'ai détruit !"

CE QUI EST arrivé cette semaine est si rageant, si exaspérant, que cela sort même du cadre de notre paysage familier d'irresponsabilité gouvernementale. A court terme, une suspension de facto des hostilités prenait forme. Les Égyptiens avaient fait de gros efforts pour la transformer en un cessez-le-feu officiel. L'intensité de la flamme avait déjà visiblement baissé. Le lancement sur Israël de roquettes Qassam et Grad à partir de la bande de Gaza était passé de plusieurs dizaines à deux ou trois par jour.

Et alors quelque chose est arrivé qui a de nouveau attisé la flamme : des soldats camouflés de l'armée israélienne tuèrent quatre militants palestiniens à Bethléem. Un cinquième fut tué dans un village près de Tulkarem.

LE MODUS OPERANDI ne laissait aucun doute sur l'intention.
Comme d'habitude, la version officielle fut mensongère. (Quand le porte-parole de l'armée dit la vérité, il a honte et se précipite immédiatement dans un nouveau mensonge.) Les quatre, a-t-on dit, ont sorti leurs armes et mis en danger la vie des soldats, qui voulaient simplement les arrêter, et qui ont donc été contraints d'ouvrir le feu.

Un demi-cerveau suffit pour comprendre que c'est un mensonge. Les quatre hommes étaient dans une petite voiture dans la rue principale de Bethléem, la route qui relie Jérusalem à Hébron depuis l'époque britannique (ou turque). Ils étaient en effet armés, mais ils n'avaient aucune possibilité de sortir leurs armes. La voiture fut tout simplement criblée de balles.
Ce n'était pas une tentative de les arrêter. C'était une exécution, pure et simple, une de ces exécutions sommaires dans lesquelles le Shin Bet remplit les rôles de procureur, juge et bourreau.

Cette fois-ci, aucun effort n'a même été fait pour prétendre que les quatre hommes étaient sur le point de commettre un attentat. On n'a pas dit, par exemple, qu'ils avaient quelque chose à voir avec l'attaque de la semaine dernière sur l'école de Mercaz Harav, vaisseau-amiral de la flotte des colons. En fait, une telle assertion ne pourrait pas être avancée car le plus important des quatre avait récemment donné des interviews aux médias israéliens et annoncé qu'il souscrivait au "projet d'amnistie" israélien – un programme du Shin Bet selon lequel des militants "recherchés" rendent leurs armes et entreprennent de cesser la résistance à l'occupation. Il était aussi candidat aux dernières élections palestiniennes.

Donc, pourquoi ont-ils été tués ? Le Shin Bet n'a pas caché la raison : deux des quatre avaient participé à des attaques en 2001 au cours desquelles des Israéliens avaient été tués. "Nous arriverons à les attraper, même des années plus tard", avait affirmé Ehoud Barak à la télévision, "nous finirons par prendre toute personne qui a du sang juif sur les mains."

EN TERMES SIMPLES : Le ministre de la Défense et ses hommes compromettent le cessez-le-feu d'aujourd'hui afin de se venger de quelque chose qui s'est passé il y a sept ans. Il était évident à tous que le meurtre de militants du Djihad islamique à Bethléem causerait la reprise des tirs de Qassam sur Sderot. Et c'est ce qui s'est passé.

L'effet d'une roquette Qassam est totalement imprévisible. Pour les habitants de Sderot, c'est une sorte de roulette israélienne – la roquette peut tomber dans un champ, elle peut tomber sur un immeuble, quelquefois elle tue des gens.

En d'a utres termes, Barak, selon ses propres dires, était prêt à risquer des vies juives aujourd'hui pour se venger de personnes qui ont peut-être fait couler du sang il y a des années et qui ont depuis abandonné leur activité armée.

L'accent est mis sur le mot "Juif". Dans sa déclaration, Barak a pris soin de ne pas parler de personnes "avec du sang sur les mains", mais de personnes "avec du sang juif sur les mains". Le sang juif, bien sûr, est tout à fait différent de tout autre sang. Et en effet, il n'y a personne dans le leadership israélien ayant autant de sang sur les mains que lui. Pas du sang abstrait, pas du sang métaphorique, mais du vrai sang, bien rouge. Pendant son service militaire, Barak a personnellement tué un grand nombre d'Arabes. Quiconque lui serre la main – de Condoleeza Rice jusqu'à l'hôte honoré cette semaine, Angela Merkel – serre une main avec du sang dessus.


LA TUERIE de Bethléem soulève un certain nombre de questions difficiles. Mais, à quelques exceptions près, les médias n'en ont pas parlé. Ils se dérobent à leur devoir, comme d'habitude quand les problèmes de "sécurité" sont en cause. De vrais journalistes dans un Etat vraiment démocratique auraient posé les questions suivantes :

(a) Quel est celui qui a décidé les exécutions à Bethléem ? Ehoud Olmert ? Ehoud Barak ? Le Shin Bet ? Tous ? Aucun d'eux ?

(b) Les décideurs ont-ils compris que, en condamnant à mort les militants à Bethléem, ils condamnaient également à mort des résidents de Sdérot ou Ashkelon qui pourraient être tués par les roquettes lancées en représailles ?

(c) Ont-ils compris qu'ils tiraient aussi les oreilles de Mahmoud Abbas, dont les forces de sécurité, qui en théorie s'occupent de Bethléem, seraient accusées de collaborer avec le peloton d'exécution israélien ?

(d) Le but réel de l'action était-il de saper le cessez-le-feu pratiqué dans la bande de Gaza (et dont la réalité a été officiellement démentie à la fois par Olmert et Barak, alors même que le nombre de roquettes lancées était passé de plusieurs dizaines à seulement deux ou trois par jour) ?

(e) Plus généralement, est-ce que le gouvernement israélien n'est pas opposé à tout cessez-le-feu qui libérerait Sderot et Ashkelon de la menace des roquettes ?

(f) Si oui, pourquoi ?

Les médias n'ont pas demandé qu'Olmert et Barak exposent les raisons qui les ont conduits à prendre cette décision, qui concerne tout le monde en Israël. Et ce n'est pas étonnant. Ce sont, après tout, les mêmes médias qui ont sauté de joie quand ce même gouvernement a déclenché une guerre irréfléchie et superflue au Liban. Ce sont ces mêmes médias qui sont restés silencieux, cette semaine, quand le gouvernement a décidé de porter un coup à la liberté de la presse et de boycotter la télévision d'Al Jezeera pour la punir d'avoir montré des bébés tués au cours de la récente incursion de l'armée israélienne à Gaza.

Mais, à part deux ou trois journalistes indépendants d'esprit, tous nos médias écrits et parlés marchent en rang serré, comme un régiment prussien à la parade, dès que le mot "sécurité" est prononcé.

(Ce phénomène a été exposé cette semaine dans CounterPunch par un journaliste nommé Yonathan Mendel, ancien employé du populaire site israélien Walla. Il a souligné que tous les médias, de la première chaîne de télévision jusqu'aux pages d'information du Haaretz, utilisent, comme si c'était un ordre, exactement la même terminologie : l'armée israélienne confirme et les Palestiniens prétendent, les Juifs sont assassinés alors que les Palestiniens sont tués ou trouvent la mort, les Juifs sont kidnappés alors que les Arabes sont arrêtés, l'armée israélienne répond toujours alors que les Palestiniens attaquent toujours, les Juifs sont des soldats, alors que les Arabes sont des terroristes ou tout simplement des assassins. L'armée israélienne frappe toujours des terroristes de haut rang et jamais des terroristes d'en bas, les hommes et les femmes sous le choc sont toujours des Juifs, jamais des Arabes. Et, comme nous l'avons dit, les gens qui ont du sang sur les mains sont toujours des Arabes, jamais au grand jamais des Juifs. Ceci, soit dit en passant, est valable pour la couverture à l'étranger des événements qui se passent ici.)


QUAND LE GOUVERNEMENT ne dévoile pas ses intentions, nous n'avons pas d'autre choix que de déduire ses intentions de ses actions. C'est une règle judiciaire : quand une personne fait quelque chose avec un résultat prévisible, elle est présumée l'avoir fait pour obtenir ce résultat. Le gouvernement qui a décidé la tuerie à Bethléem entendait sans doute torpiller le cessez-le-feu.

Pourquoi veut-il agir ainsi ?

Il y a plusieurs sortes possibles de cessez-le-feu. La plus simple est l'arrêt des hostilités à la frontière de la bande de Gaza. Pas de Qassam, de Grad et de tirs de mortiers d'un côté, pas d'assassinats ciblés, de bombardements, de pilonages d'artillerie et d'incursions de l'autre.

On sait que l'armée s'y oppose. Elle veut être libre de "liquider" par l'aviation et par des raids sur le terrain. Elle veut un cessez-le-feu unilatéral.

Un cessez-le-feu limité est impossible. Le Hamas ne peut l'accepter tant que le blocus coupe du monde la bande de Gaza de tous les côtés et transforme la vie en enfer : pas assez de médicaments, pas assez de nourriture, les gens gravement malades ne peuvent atteindre les hôpitaux, la circulation des voitures est presque arrêtée, pas d'importations ni d'exportations, pas de production ni d'activité commerciale. L'ouverture de tous les points de passage pour le mouvement des marchandises est donc une composante essentielle d'un cessez-le-feu.

Notre gouvernement n'est pas désireux de le faire, car cela consoliderait la position du Hamas dans la bande de Gaza. Des sources gouvernementales insinuent qu'Abbas et ses gens à Ramallah s'opposent aussi à la levée du blocus – une rumeur malveillante, car cela signifierait qu' Abbas conduit une guerre contre son propre peuple. Le Président Bush également refuse un cessez-le-feu, même si ses gens prétendent le contraire. L'Europe, comme d'habitude, est à la traîne des Etats-Unis.

Le Hamas peut-il accepter un cessez-le-feu qui s'appliquerait seulement à la bande de Gaza mais pas à la Cisjordanie ? On peut en douter. Cette semaine, on s'est aperçu que l'organisation du Djihad islamique à Gaza ne peut pas rester sans bouger pendant que ses membres sont tués à Bethléem. Le Hamas ne peut pas rester tranquille à Gaza et profiter des fruits du gouvernement si l'armée israélienne tue des militants du Hamas à Naplouse ou à Jénine. Et, bien sûr, aucun Palestinien n'accepterait que la bande de Gaza et la Cisjordanie soient deux entités séparées.

Un cessez-le-feu à Gaza seulement permettrait à Barak de le mettre en pièces à tout moment par une provocation style Bethléem. Voici ce qui pourrait se passer: le Hamas accepte un cessez-le-feu à Gaza seulement, l'armée israélienne tue une dizaine de membres du Hamas à Hébron, le Hamas répond en lançant des missiles Grad sur Ashkelon, Olmert dit au monde : "Vous voyez ? Le Hamas terroriste viole le cessez-le-feu, ce qui prouve que nous n'avons pas de partenaire!"

Ceci signifie qu'un cessez-le-feu réel et durable, qui créerait l'atmosphère nécessaire pour de véritables négociations de paix, doit inclure aussi la Cisjordanie. Le duo Olmert-Barak ne pourrait pas imaginer accepter cela. Et tant que George Bush est dans les parages, il n'y aura aucune pression efficace sur notre gouvernement.

A PROPOS : qui gouverne réellement Israël en ce moment ?

Les événements de cette semaine donnent la réponse : l'homme qui prend les décisions est Ehoud Barak, la personne la plus dangereuse d'Israël, le Barak même qui a torpillé la conférence de Camp David et persuadé l'opinion israélienne dans son ensemble que "nous n'avons pas de partenaire pour la paix."

Il y a 2052 ans aujourd'hui, pendant les Ides de mars, Jules César fut assassiné. Ehoud Barak se considère comme une réplique locale moderne du général romain. Lui aussi voudrait bien pouvoir dire : "je suis venu, j'ai vu, j'ai conquis".Mais la réalité est quelque peu différente : il est venu, il a vu, il a détruit. source
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Le Venezuela abandonne le dollar pour l'euro


Il l'avait dit, il le fait ! Hugo Chavez porte désormais ses "menaces" à exécution, passant de la parole aux actes. Souvenez-vous, en mai 2006, le Président du Venezuela annonçait qu'il étudiait la possibilité de coter son pétrole en euro, plutôt qu'en dollar, s'engouffrant ainsi dans la brèche ouverte par l'Iran dans ce domaine.

"Le géant pétrolier vénézuélien PDVSA a décidé de signer des contrats en euros, afin de faire face à la baisse du dollar", rapporte dimanche la presse locale, citant des sources officielles. Des propos confirmés à la suite par PDVSA.


"Il y a des contrats en euros, des contrats pour le brut, des produits et des marchés spots en euros. C'est un sujet sur lequel nous travaillons", a déclaré le ministre de l'Energie et président de PDVSA, Rafael Ramirez, dans un entretien au journal El Universal.


Aucun objectif chiffré n'a été fixé par le ministre pour ces nouveaux contrats. Le responsable de la revue Petroleum World, Elio Ohep, a estimé pour sa part que la signature de contrats en euros était une "bonne affaire" pour le Venezuela.


"PDVSA avait toujours eu intérêt à négocier en dollars car la compagnie possède des raffineries aux Etats-Unis et a besoin de cash mais à présent que l'euro monte, elle fait autrement, afin de recevoir davantage (de devises)", a-t-il expliqué.

Le Venezuela, sixième exportateur mondial, produit 3,3 millions de barils par jour selon les chiffres officiels, 2,4 millions selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE). La moitié de la production est vendue aux Etats-Unis.


En février 2008, s'exprimant dans un entretien accordé au Middle East Economic Digest (MEED), le secrétaire général de l'Oppida, le libyen Abdallah al Badri, avait déclaré pour sa part que le cartel pétrolier pourrait à terme abandonner le dollar au profit de l'euro pour fixer le prix du baril.

"Peut-être pourrions-nous fixer le prix du pétrole en euro", avait ainsi déclaré al Badri. "Cela peut être fait, mais cela prendra du temps", avait-il néanmoins concédé. "Il a fallu deux guerres mondiales et plus de 50 ans pour que le dollar devienne la devise dominante. Nous voyons actuellement une autre devise forte arriver, qui est l'euro", avait toutefois ajouté Abdallah al Badri.


Certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, ayant vu le montant de leurs revenus diminuer avec la dépréciation du billet vert, ont plaidé ces derniers temps pour un abandon de la devise américaine pour la cotation des prix du brut.

L'Iran, dont le programme nucléaire est controversé, et son allié le Venezuela, très opposé aux Etats-Unis, font partie des pays membres de l'Opep qui se sont prononcés en faveur de l'abandon du dollar.


En mai 2006, le président Hugo Chavez, commentant les propos de l'Iran déclarant songer à adopter la devise européenne à la place du dollar américain pour ses exportations de brut, le président Vénézuela avait estimé “intéressante” la proposition faite par le président iranien. “Nous sommes également libres de choisir entre le dollar et l'euro", avait-il rajouté.

L'Iran a depuis décidé de ne plus utiliser le dollar comme monnaie d'échange et de vendre son pétrole en d'autres devises, dont l'euro. En octobre dernier, le ministère du Pétrole iranien avait affirmé que 85 % de la production de brut du pays était vendu dans une devise autre que le dollar.


Pour rappel, l’Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole et le deuxième de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, tandis que deux barils de brut sur cinq extraits dans le monde sont produits par l'un des 13 membres de l'Opep.

Sources : AFP, Reuters
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désormais Pourim aura toujours un arrière-goût de sang - Ruth Meisels

Massacre commis par Baruch Goldstein à la Mosquée Ibrahimi à Hebron - Pourim 1994

Permettez-moi de commencer par un aveu : aussi loin que remontent mes souvenirs, je n'ai jamais aimé la fête de Pourim, avec son histoire de massacre des Gentils et son message de revanche et de réjouissance devant l'écrasement d'autres que nous. A croire que la pendaison des dix fils d'Haman ne suffisait encore pas : le Livre d'Esther va jusqu'à se vanter du fait que « les autres juifs qui vivaient dans les provinces du royaume du roi déchu se rassemblèrent et défendirent leur vie…


Ils furent libérés de leurs ennemis, desquels ils égorgèrent soixante-dix et cinq mille » Esther 9:16. De plus, nous pouvons lire la requête horrifiante d'Esther que les juifs de Shushan se vissent accorder une journée supplémentaire pour mettre en application « le décret pris en ce jour », c'est-à-dire, pour massacrer leurs voisins non-juifs. Comme pour éliminer tout risque de doute, l'auteur du Livre d'Esther souligne qu'il ne s'agissait absolument pas d'autodéfense et qu' « aucun homme ne put leur résister ; car la peur qu'ils (= les juifs) inspiraient s'imposa à tout le monde » (9:2). Ainsi, chaque année, la seule chose qu'il me reste à faire, à la synagogue, c'est serrer les dents pendant la lecture de la Megillah, et me consoler en me disant qu'historiquement, tout au moins, la véridicité de cette histoire est plus que douteuse...

Mais voilà que, juste au moment où cette fête prenait fin, cette année, le livre d'Elliott Horowitz, « Des rites absurdes : Pourim et l'héritage de la violence juive » m'étant tombé par hasard entre les mains, j'ai été soulagée d'y trouver des alliés dans mon aversion pour Pourim. Depuis la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ai-je ainsi appris, les critiques portant sur le Livre d'Esther ont commencé à s'insinuer dans les cercles juifs, en particulier dans l'Angleterre victorienne et divers dirigeants de la communauté juive ont veillé à mettre la sourdine au massacre et à la forte composante revancharde qui sous-tend cette fête.

Ainsi, l'ouvrage «A Bible reader adapted for the use of Jewish schools and families », un « Manuel de lectures bibliques adaptées à l'usage des écoles et des familles juives », donc, publié en 1877 avec l'imprimatur du grand rabbin de Grande-Bretagne, Nathan Marcus Adler, laisse tomber la plupart des détails sanguinolents qui apparaissent dans les derniers chapitres du Livre d'Esther. Claude Goldsmid-Montefiore, petit-neveu de Sir Moses Montefiore, suscita un certain émoi, en 1888, en publiant un article dans la revue londonienne Jewish Chronicle, dans lequel il critiquait impitoyablement le message véhiculé par Pourim. En des termes choisis avec grand soin, il déclara qu'il « n'aurait aucun regret » si cette fête « perdait graduellement la place qui est aujourd'hui la sienne dans notre calendrier religieux ».

Dans des commentaires plus récents, publiés en 1896, sur le Livre d'Esther tel qu'il est présenté dans le « Manuel biblique à l'usage des lectures domestiques », Montefiore fut sans doute le premier juif à qualifier les événements décrits dans ces deniers chapitres de « massacre de Gentils n'opposant (pourtant) aucune résistance. » « Si la Bible n'avait pas comporté le Livre d'Esther », concluait-il, « loin d'être appauvrie, elle n'en aurait que gagné en valeur religieuse et morale ».

Mais les libéraux du dix-neuvième siècle n'étaient pas les premiers à critiquer le Livre d'Esther. La censure suscitée par ce texte fut au tout début le fait de certains cercles ecclésiaux, en particulier dans l'Eglise protestante. Déjà, au tout début, en 1543, dans son essai infamant intitulé : « Des juifs et de leurs mensonges », Martin Luther observait à quel point les juifs « aiment le Livre d'Esther, qui flatte tellement leur rapacité et leurs aspirations d'êtres assoiffés de sang, vindicatifs et criminels ». Ailleurs, Luther qualifia ce livre de « juif, à l'excès » et, dans une apparente alliance non consacrée avec les libéraux juifs qui allaient apparaître plusieurs siècles plus tard, il écrivit qu'il aurait souhaité que ce livre n'eût jamais existé. A travers les générations, ses disciples continuèrent à qualifier le Livre d'Esther du plus assoiffé de sang, et donc, du plus « anti-chrétien » des livres de l'Ancien Testament.

Dans le monde juif, toutefois, la critique du Livre d'Esther a toujours été une opinion minoritaire, ne reflétant en rien le consensus. Et c'est l'approche consensuelle qui fait l'objet de la thèse centrale – et iconoclaste – d'Horowitz sur la violence juive envers les non-juifs (en particulier, mais pas seulement envers eux), cette violence le plus souvent liée la fête de Pourim.

Contrastant fortement avec le stéréotype antisémite présentant le juif comme faible, passif et efféminé, Horowitz postule qu'à travers les siècles, les juifs ont commis leur part de violence, qui connaissait régulièrement des flambées autour de la fête de Pourim. Même si le récit sanglant du Livre d'Esther n'est pas historiquement attesté, le simple fait que les actes qui y sont décrits aient été glorifiés chaque année, des siècles durant, a créé une tradition de vengeance et de violence, et aussi l'opportunité d'exprimer ouvertement ce type de sentiments.

Il est bien vrai que le sionisme, en particulier après l'occupation des territoires par Israël, à la suite de la guerre de 1967, a permis à la violence juive à l'encontre des Arabes « Amalécites » de prospérer, mais d'après Horowitz, les semences d'un tel comportement avaient été plantées depuis bien plus longtemps. Haman, le « Hagaguite », est décrit dans le Livre d'Esther comme un descendant des Amalécites – qualificatif [désignant l'ennemi des juifs] appliqué, au fil des années, aux Romains, aux Arméniens, aux chrétiens, aux nazis et, de nos jours, par beaucoup de rabbins, aux Arabes. Et, c'est bien connu : Amalek doit être liquidé

Moquer Jésus

En 408 avant J.C, l'Empereur romain Théodose II publia un édit interdisant aux juifs de « brûler Aman en souvenir d'un châtiment passé, au cours d'une certaine cérémonie de leur rituel, ainsi que de brûler dans une intention sacrilège une silhouette conçue afin de ressembler à la sainte Croix, par mépris pour la foi chrétienne. » Autrement dit : la coutume consistant à se moquer de Jésus et de la Croix, lors de processions (juives) de Pourim – qu'Horowitz analyse longuement dans la deuxième partie de son livre – était déjà très répandue au cinquième siècle de l'ère chrétienne. L'édit de Théodose, explique Horowitz, ne mit pas un terme aux traditions anti-chrétiennes de la fête de Pourim. La combinaison entre un narratif de salut divin des juifs et de vengeance prise sur leurs ennemis et l'atmosphère carnavalesque accompagnée de beuveries qui caractérise Pourim avait fini par produire des comportements vraiment très différents du stéréotype du juif de la diaspora rasant les murs…

La deuxième partie du livre s'ouvre par divers récits de profanation de la Croix par les juifs tout au long du Moyen Age. Et cela, pas seulement à l'occasion de la fête de Pourim. Horowitz cite des dizaines de cas, dont beaucoup sont opportunément occultés par l'historiographie juive contemporaine, de violences symboliques juives – ou, pour être plus exacts, de « violences contre des symboles » - allant du fait de mettre le feu à la croix, à celui d'y pisser dessus publiquement, en passant par celui d'y cracher dessus. Ces agissements se terminaient bien souvent en « martyre », c'est-à-dire par la mort du profanateur, et par des atteintes à l'ensemble de la communauté juive concernée. Tels sont les « rites absurdes » qui ont donné son titre à l'ouvrage et qui sont liés au refus de Mordechaï – un refus obstiné, mais apparemment sans motif – de s'incliner devant le roi Haman, dans le Livre d'Esther…


Pour revenir au présent, en octobre 2004, un étudiant de la yéshiva [école religieuse juive, ndt] Har Hamor, à Jérusalem, Natan Zvi Rosenthal, a craché sur l'archevêque arménien, qui portait un grand crucifix, durant une procession marquant un jour de fête chrétienne, dans la Vieille Ville de Jérusalem. Cet incident, qui suscita un tollé dans la population et qui a été largement couvert par les médias locaux, est présenté dans le livre d'Horowitz comme un des maillons d'une interminable chaîne de violences juives à l'encontre du christianisme et des symboles chrétiens (Pour jeter encore un peu plus d'essence sur la braise, les Arméniens sont décrits, depuis le dixième siècle, dans les écrits juifs, comme les descendants d'Amalek !). L'acte sacrilège de Rosenthal doit par conséquent être vu dans son contexte historique : il s'agit d'une continuation directe de la tradition juive de mépris publiquement affiché pour la Croix

Un agenda non dissimulé

Dans les derniers chapitres de son ouvrage, Horowitz élargit le débat historique, passant de la violence contre des symboles chrétiens à la violence physique contre les Chrétiens eux-mêmes. L'accusation la plus grave, ici discutée longuement, est la participation de juifs au massacre de dizaines de milliers de prisonniers chrétiens, à Jérusalem, en l'an 614, à la suite de la conquête de la ville par les Perses. [A ce sujet, voir : La Piscine de Mamilla, par Israël Shamir. Ndt]

D'autres incidents cités par l'auteur sont peu nombreux, et espacés dans le temps : l'assassinat d'un jeune garçon chrétien durant une parade de Pourim, près d'Antioche, en Syrie, au cinquième siècle ; l'exécution lors d'un Pourim, au douzième siècle, d'un chrétien qui avait assassiné un juif dans la Brie, une région située au nord de Paris, en France (exécution extrajudiciaire, sans l'approbation des autorités), ainsi qu'un incident violent à l'intérieur de la communauté juive, un couple juif accusé d'adultère ayant été agressé physiquement lors d'un carnaval de Pourim, en Provence (au quatorzième siècle). Ce qui est intéressant, ici – plus que les incidents par eux-mêmes – c'est la brillante analyse historiographique faite par Horowitz de ce qui a inspiré la documentation, c'est-à-dire l'enregistrement par écrit, de tels incidents – depuis l'enthousiasme d'une poignée d'historiens chrétiens désireux d'attirer l'attention sur la violence juive, jusqu'aux efforts déployés par certains historiens juifs contemporains pour les occulter ou, au minimum, les minimiser…

Sur ces entrefaites, l'auteur lui-même ne cherche absolument pas à cacher son objectif. Bien au contraire ; dans son introduction, il met toutes ses cartes sur la table : « J'ai par conséquent choisi, sans doute de manière quelque peu désordonnée, de ne pas commencer par le commencement, mais par la fin », afin d'attirer notre attention sur les leçons à tirer pour aujourd'hui de sa recherche historique. « Depuis le massacre de musulmans en prière au Tombeau des Patriarches, à Hébron, lors du Pourim 1994, par Baruch Goldstein », écrit-il, « pour moi, et pour bien des gens, Pourim n'a plus jamais eu le même goût ». De fait, c'est cet événement qui l'amena à élargir l'étendue de son étude, qui aurait dû originellement se conclure sur le dix-neuvième siècle. Tout au long de l'ouvrage, c'est l'avertissement de Mordechaï à Esther qui lui sert de boussole morale : « Tout cela ne se serait pas produit, si tu avais été fidèle à la paix que tu observais à cette époque » [4:14]

En tant qu'historien juive, Horowitz a senti qu'il ne pourrait plus connaître la paix de l'âme tant qu'il ne dénoncerait pas le lien entre l'héritage de la violence juive et les exactions actuelles des « juifs, en Terre Sainte, qui continuent à vider leur « vieille et toujours nouvelle querelle contre ceux qu'ils considèrent les « Amalécites » (du moment), alors même que leur malice est très loin d'être aussi inoffensive qu'elle avait pu l'être aux temps reculés d'un Théodose II. »

Horowitz cite des rabbins et des colons qui assimilent les Palestiniens à Amalek. Il décrit les défilés de Pourim à Hébron, qui deviennent chaque année plus violents, depuis qu'un groupe de juifs est venu s'installer dans le quartier de Beit Hadassah afin de « renouveler » la colonie établie en centre-ville en 1981, choisissant, pour ce faire – sans doute un hasard – la fête de Pourim…

Sur le point de conclure son étude, Horowitz retourne vers ce qui fut pour lui un point de rupture – le massacre au Tombeau des Patriarches – et il conclut, amer : « Le fait même que la fête de Pourim ait continué à battre son plein dans les rues du centre de Jérusalem après qu'eut éclaté la nouvelle du massacre sanglant d'Hébron est une des raisons qui font que j'aurais tendance à être d'accord avec l'assertion prophétique de Samuel Hugo Bergman, pour qui la perpétuation de l'observance de cette fête ne saurait trouver d'autre explication plausible que la « profonde décomposition de notre peuple. ».

source

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
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jeudi, mars 20

Débat sur la chaîne LCP LE 19 mars 2008




Paul O’Neil, Secrétaire au Trésor dans le premier gouvernement Bush, s’est entretenu en 2004 avec une journaliste la chaine CBS, à l’occasion de la publication d’un ouvrage décrivant les rouages du pouvoir à Washington.

Ron Suskind, l’auteur de « The Price of Loyalty », a recueilli les témoignages de plusieurs fonctionnaires et membres du gouvernement, dont celui de Paul O’Neil, qui a accepté d’être cité nommément. A l’époque, Donald Rumsfeld avait téléphoné à Suskind pour tenter de le dissuader de publier.

Video revelatrice

Début de la transcritption : 1:50

Paul O’Neil : Depuis le tout début, [les responsables] avaient la conviction que Saddam Hussein était une personne détestable, et qu’il devait partir.

VOix off : Paul O’Neil déclare que le fait de s’en prendre à Saddam Hussein était le sujet n°1 sur l’agenda, 10 jours après la prise de fonction de Bush, soit 8 mois avant le 11 septembre.

Depuis la tout première [réunion du Conseil National de Securité], il s’est agit de l’Irak, de ce que nous pouvions faire pour changer ce régime.

Journaliste : Tout le monde pense que cela est venu après le 11 septembre.

Suskind : Non. C’était là dès le 1er jour de ce gouvernement.

Voix off : Paul O’Neil, en tant que Secrétaire au Trésor, était membre permanent du Conseil National de Sécurité. Il déclare qu’il a été surpris par le fait que les questions : pourquoi Saddam et pourquoi maintenant, n’aient jamais été posées.

Citation : Il s’agissait uniquement de trouver un moyen de le faire. C’était la tonalité de ces discussions.

Le président disait : trouvez moi un moyen de le faire.

Paul O’Neil : Pour moi, la notion de préemption, le fait que les USA se donnent le droit unilatéralement de faire ce que nous déciderions, était réellement un énorme changement.

Journaliste : Cela a été évoqué lors de cette première réunion ?

Paul O’Neil : Oui.

Voix off : Paul O’Neil nous a déclaré que la discussion sur l’Irak s’est poursuivie lors de la réunion suivante du Conseil National de Sécurité, deux jours plus tard.

Suskind : Il existe des mémos. L’un d’entre eux porte l’indication « secret », et mentionne un « Plan militaire pour la crise irakienne après Saddam. »

Journaliste : Reconstruction de nation ? Ils discutaient de l’occupation de l’Irak ?

Suskind : Oui, en janvier et février 2001.

Journaliste : Suskind révèle que ces plans prévoyaient des troupes de maintien de la paix, des tribunaux pour juger des crimes de guerre et même la répartition des champs de pétrole irakien.

Il a obtenu ce document du Pentagone, daté du 5 mars 2001, intitulé soumissions internationales sur des contrats pétroliers irakiens, qui inclut une carte décrivant les zones d’exploration potentielles.

(...)lien
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samedi, mars 15

le sionisme

Beaucoup de sionistes se déclarent être fiers de la littérature israélite, et s’acharnent a en faire une culture exceptionnelle. Mais qu’en est il véritablement ? en réalité, la culture israélienne est en déclin en raison de sa dissemblance. Si, dans certains pays, la diversité apporte une fraîcheur a la littérature autochtone, celle israélite se consume rapidement dans les archives d’un temps obsolète. Et pour cause, des gens de tout horizon se sont installés illégalement en Palestine sans aucune culture, savoir, et acquis commun.

On ne peut comparer les archives vieillots de la culture israélite a celle de la littérature française du passé. Cette dernière est ample et restera riche, attirant toutes sortes d’étudiants, de chercheurs, d’experts et de curieux a venir dans nos contrées pour les étudier, pour comprendre le style d’un passé aisé en dialectologie. Nous aimons tous lire des livres écrits dans un ancien français, nous étudions tous cette langue si belle et si savoureuse a nos oreilles. Contrairement a la littérature israélite, la langue a très rapidement évolué vers un dialecte policé, non pas pour s’enrichir, mas se dégrader consciemment ou involontairement.

C’est tout a fait prévisible, en raison d’une construction superficielle de la langue et adaptée a une nouvelle population composée d’étrangers, pour la majorité, d’individu provenant de tous horizons, de tous les pays. Leur première instruction n’est nullement les avancées de la civilisation, comme ils aiment le crier, mais plutôt une littérature militariste, expansionniste, qui verse dans la haine d’autres cultures possiblement opposée a la leur (c’est ainsi qu’ils le conçois)…

D’ailleurs, nous avons des affirmations de quelques écrivains israélites comme Benny Ziffer qui précisent bien : « Je trouve qu’il y a un appauvrissement significatif de la vie intellectuelle israélienne, ce qui se voit dans le manque de discussion sur les idées et le faible nombre d’essais intéressants… » il est important donc de faire paraître de nombreux livres sionistes au dépens de la qualité. Ce qui exprime bien que le fond de la littérature sioniste est basé uniquement sur de la propagande : un intérêt considéré par eux comme vitale.

Dans l’interview de nonfiction.fr, Benny Ziffer (voir photo) precise une chose fondamentale, a savoir : « Nous vivons dans une société qui a besoin d’un prophète et en Israël, ce sont les militaires et les écrivains qui jouent ce rôle. ». il révèle ainsi au plus dure des sionistes que la littérature israélite est composée essentiellement d’une élite intello-millitariste. Et qu’il est donc difficile de sillonner un livre, sans rencontrer une intoxication, même non guerrière, en faveur d’une idéologie sioniste. La littérature israélite est en déclin, confirmé par Benny Ziffer, car elle se retrouve de plus en plus dans le mamelon d’un esprit militariste : « Mais ces auteurs sont aujourd’hui fatigués et il n’y a personne pour permettre un passage de témoin. Du coup, les figures tutélaires ne sont plus que des militaires ! »
Il va même jusqu'à confirmer mes soupçons, en affirmant que les écrits hébreux d’écrivains arabes sont de plus en plus visibles, cependant, il est difficile de faire traduire de l’arabe vers l’hébreux beaucoup de livres intéressants. Ceci peut être en raison d’une intolérance, ou d’une incapacité de ce détacher de leurs tribalismes archaïques.

Dans ce cas, la question est posée, devons nous boycotter la « littérature » israélite ? oui, je l’affirme et d’ailleurs, je suis parfaitement d’accord avec Benny Ziffer lorsqu’il dit dans son interview : « C’est à mon avis le meilleur moyen de ne pas faire le jeu des ennemis d’Israël, non pas en participant à cette mascarade du Salon du Livre, mais en étant les premiers à la dénoncer. » la critique de ce salon du livre ne doit pas rester aux seuls pays arabes, mais doit aussi appartenir aux israélites… c’est ainsi que les israélites resteront, face au monde, de grands écrivains… si seulement ils ne jouaient pas le jeux de la propagande politico-mafieuse du salon du livre.
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davidel
Ni nationaliste, ni europeiste, ni atlantiste et encore moins sioniste. Je suis plutôt indépendantiste. Une menace nous guette, celle du PÉRIL BLEU. Nous allons devoir combattre le sionisme pour sauver notre indépendance.
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Notre ennemi l'ideologie sioniste

"We have this in common. We have a common oppressor, a common exploiter and a common discriminator. But once we realize that we have a common enemy, then we can unite--on the basis of what we have in common... "- Malcolm X, 1954